|

Celui qui s’intitulait avec fierté gentilhomme vendômois marquait ainsi aux yeux de tous l’amour du petit « pays » qui l’avait vu naître et le vit presque mourir. Du manoir de la Possonnière au prieuré de Croixval, en passant par celui de Saint-Gilles de Montoire et l’Isle Verte où il rêvait d’être enseveli, les lieux ont conservé l’âme du poète, tout comme les calmes horizons servant d’écrin au Loir, à qui Ronsard confiait le soin de porter au loin son renom. En dépit des inévitables mutations, le pays de Ronsard exerce toujours sur le promeneur peu pressé un charme - au sens fort du terme - tel que lorsqu’on y a goûté, on ne peut rester plus de vingt ou trente mois…
Les ouvrages suivants sont épuisés ou n'ont pas été édités par les Éditions du Cherche-Lune. Nous vous en conseillons toutefois la lecture :
► À la recherche de Ronsard avec Henri Longnon par François HALLOPEAU [Éditeur : Libraidisque, 1985] Pendant toute sa vie, Henri Longnon a consacré des recherches passionnées à Ronsard, ce dont témoignent sa thèse et bien d'autres écrits. Il avait accumulé de nombreuses notes et fiches, lorsque la maladie lui ôta l'espoir de les mettre en forme. C'est à cette tâche que, par amitié pour le chercheur et par passion pour Ronsard, s'est attelé François Hallopeau, propriétaire de la Possonnière.
 ► Histoire d'un prieuré : Croixval par Jean-Jacques LOISEL [Éditeur : Libraidisque, 1985] Fondé au début du XIIe siècle, le prieuré de Croixval a été possédé par Ronsard dans les vingt dernières années de sa vie. Situé au coeur de son pays natal, à deux pas de la forêt de Gâtines, il fut une des demeures préférées du poète, qui y composa la majeure partie des Sonnets à Hélène. Menacé de ruine au début du XXe siècle, le prieuré fut sauvé et classé "monument historique" grâce à une énergique campagne menée par des érudits locaux, régionaux et nationaux.

|