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Le château de Vendôme
une histoire douce-amère
Jean-Claude PASQUIER

Bonne page 1

   Le procès du duc d’Alençon (1458)

   Le 21 août, le roi fit une entrée très remarquée dans notre ville suivi de sa garde et de toute sa maison. S’installant pour deux mois environ au château, il devint ainsi l’hôte du comte Jean VIII, l’un de ses plus fidèles serviteurs. Le duc d’Alençon fut enfermé dans la tour de Poitiers. Les débats s’ouvrirent dans la plus grande solennité le 26 août, mais les aveux quasi spontanés de l’accusé en simplifièrent grandement le déroulement. Jean d’Alençon fut défendu par Jean Lorfèvre, Artus de Richemont, connétable et duc de Bretagne, et par l’un des Pairs laïques, le duc d’Orléans. Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims, invoqua la clémence royale, ce qui n’empêcha nullement, le 10 octobre suivant, le chancelier de France, Guillaume Juvénal des Ursins, après un long plaidoyer, de prononcer la terrible sentence en présence du roi, mais en l’absence du prévenu.

   Déclaré criminel de lèse-majesté, Jean d’Alençon fut privé et débouté de l’honneur et dignité de Pair de France et condamné à mort après confiscation de tous ses biens. Toutefois, le roi se réservait le droit, tel son bon plaisir, de différer ou de surseoir à l’exécution et de redistribuer les biens confisqués aux enfants du duc, si nécessaire. Cet arrêt, ici simplifié à l’extrême, fut notifié le jour même à l’accusé par le président de Thorette assisté de Jean de Boullanger, conseiller, de Jean Bureau, trésorier de France et autres conseillers, la chronique ajoutant : « dont ledit Alençon fut bien esbahy et desconforté, et non sans cause ».


Prix de vente public : 27,00 € TTC