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Histoire d’un prieuré : Croixval
Jean-Jacques LOISEL et Marie-Françoise HELLEC

Ce qu’ils en pensent

Préface de Georges CONCHON

CroixvalToujours vers Croixval revenant, toujours et de plus en plus à mesure qu’il s’était mis, paraît-il, à haïr la cour « comme la mort » ; ayant d’abord aimé Croixval pour tout dire un peu distraitement, et puis de plus en plus et toujours davantage quand, « du livre ennuyé » et d’Hélène dépris (si tant est qu’on se puisse déprendre d’une dame, pour qui l’on s’est tiré, « honteux », ce cri : « furieux je vous aime »), il eut fait parti, sinon entièrement consolé, du moins assez « allègre de séjour », parti et joie d’enter, de planter, et encore de planter, de semer, d’enter, en un mot d’ « aimer le jardinage » ; et puis, et finalement, l’heure venue, celle où l’on n’a plus que les os, où un squelette on semble, « décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé », mettant le cap sur Croixval, sa « demeure ordinaire », s’y consumant au lit sans répit ni sommeil, voici Ronsard à Croixval. Et puis n’y mourant pas (pourquoi, Ronsard, pourquoi, mais y eut-il choix ? Y a-t-il encore choix dans ces ultimes affres ?) de rallier « le port commun » à Saint-Côme, qui n’était pas, qui jamais ne fut sa « demeure ordinaire ».

De tout cela, comme de tout le reste de Croixval, l’ « avant » et l’ « après » Ronsard, on ne pouvait mieux parler que Jean-Jacques Loisel dans les pages que vous allez lire. Je ne dis pas seulement plus exactement (nous le connaissons déjà comme historien), je dis plus juste, avec une plus chaude rigueur, dans un plus parfait accord du cœur et de la pensée. Pour un peu il nous conduirait à l’idée que plus délabrée nous apparaît aujourd’hui cette vieille, pauvre et élégante maison, plus fidèlement elle nous évoque Ronsard en son hiver : « Ah ! Longues nuycts d’hyver, de ma vie bourrelles »… Plaise néanmoins à Dieu, mais d’abord aux autorités, d’arrêter sa chute !