Vendôme, monnaies & trésors Bernard DIRY |
Bonne page  620-640
Monnaies carolingiennes de Vendôme
Une question reste ouverte concernant le lieu de frappe de ces monnaies. Rien n’exclut l’hypothèse selon laquelle un atelier aurait fonctionné assez tardivement à Vendôme dans une grande indépendance vis-à-vis d’un pouvoir carolingien de plus en plus affaibli et impuissant à rétablir son autorité. En effet, l’examen de quelques deniers de poids plus léger (1,33 g et en dessous) laisse apparaître une certaine évolution au niveau de la qualité des légendes. Certaines lettres en particulier subissent une altération assez sensible (comme les E et les S à la forme plus empâtée). L’impression est que le graveur ne maîtrise plus aussi rigoureusement son art que dans d’autres deniers d’un poids légèrement plus élevé. Ce phénomène observé localement l’a été pour la plupart des autres centres émetteurs. En revanche, il n’est guère possible de dire si la fabrication de ces deniers a connu une interruption avant l’apparition des nouvelles « monnaies à la tête ». On peut légitimement penser que leur circulation a dû se poursuivre pendant quelques décennies, mêlée à d’autres émissions, pour expliquer qu’on en retrouve encore dans le trésor de Fécamp enfoui vers 975. En tout cas, l’étude de ce monnayage nous aura permis, faute de tout autre document, d’attester que le Vendômois, pour une période allant des années 865 à 940 environ, a été un centre économique suffisamment actif pour posséder une monnaie à son nom sous la forme « VENDENIS CASTRO », et dont l’histoire, à l’aube de la féodalité, semble assez bien s’harmoniser avec celle d’autres régions au passé carolingien mieux connu.

XIVe siècle
Prix de vente public : 28,00 € TTC
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