Le livre, la culture, l'histoire
0 article dans le panier
Commander
   

Accueil
Présentation
Agenda
Dossiers
Publications
Souscriptions
Contact
Newsletter


La Petite Beauce en ce temps-là
Vivre à Coulommiers-La-Tour
Gérard MARMION

Bonne page 2

  

Fermes d'autrefois   


   La ferme comprenait plusieurs bâtiments, souvent de hauteurs inégales, couverts en tuiles du pays et aux murs en torchis.

   Une partie était réservée à l'habitation, qui comprenait une pièce principale très vaste. Elle faisait office de cuisine, de salle à manger et bien souvent de cabinet de toilette. Pour tout chauffage, une large et haute cheminée, grâce à laquelle les gens "brûlaient par devant et gelaient par derrière", en raison de la porte d'entrée qu'il fallait laisser entrebaillée pour permettre un meilleur tirage. Cette cheminée était allumée une bonne partie de l'année, car elle servait beaucoup à faire la cuisine. A la crémaillère centrale était accrochée en permanence la marmite qui servait à faire bouillir de l'eau, mais aussi à cuire la potée aux choux ou faire la soupe. A l'intérieur de cette cheminée était également attaché un chapelet d'andouilles qui ne demandaient qu'à être fumées.

   Les gens plus modernes possédaient tout de même une cuisinière en fonte. Plusieurs mètres de tuyaux de tôle raccordaient celle-ci à la hotte de la cheminée, elle servait surtout l'été. A côté, un petit cagnard (fourneau à braise), destiné aux grillades, sardines ou autres...

   Sur la tablette de la cheminée étaient alignés : le moulin à café, la boîte en bois pour le gros sel, des épices, sans oublier la grosse boîte d'allumettes soufrées - pas loin des appareils de chauffage.

   Le long du mur était installé un lit aux barreaux de fer, celui-ci était souvent utilisé par le "patron" pour la sieste. Ce genre de lit métallique me rappelle une petite histoire véridique. De braves cultivateurs de la commune avaient un grand fils qui mesurait un bon mètre quatre-vingt (c'était grand pour l'époque). Celiu-ci couchait dans un lit semblable depuis son enfance et, le lit n'ayant pas rallongé, il arrivait que ses pieds dépassent entre les barreaux ; aussi, sa vieille maman attentive et discrète glissait un lainage sur ceux-ci, de peur que le fiston n'attrape un rhume. Au-dessus du lit, accrochée au mur en un cadre de bois ovale, la photo des aïeux étaient représentée. Quelques calendriers pendus de-ci de-là complétaient la décoration (...)

 

 


Prix de vente public : 18,00 € TTC