Le livre, la culture, l'histoire
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Ils vivaient en vendômois
Gérard FERRAND

Bonne page

 

 

Le bourrelier

  Durant des siècles, l’économie villageoise fut organisée autour d’une force productive déterminante : le cheval. Aussi, le bourrelier-sellier occupait-il une place importante auprès de la population rurale. En plus de son travail habituel il façonnait les sièges, les capotes des voitures attelées, réparait les sacs d’écolier, exécutait des travaux de maroquinerie.

   Chevaux de labour, de selle ou de trait étaient habillés selon la tâche à laquelle on les destinait. L’exécution d’un harnais complet (qui regroupait une trentaine de pièces : de l’attelle au trousse-queue en passant par le collier, le licol, le mors ou l’œillère) nécessitait de nombreuses journées de travail. Le bourrelier devait savoir non seulement travailler le cuir, mais aussi le bois, le fer et le cuivre. C’est pourquoi l’on trouvait dans son atelier le ciseau à bois, le rabot, la scie à chantourner, la plane.

   Le choix du cuir restait essentiel. Dans une peau, le bourrelier distinguait la tête et le collet (cuir fin et régulier), les flancs et les pattes (pour les travaux de restauration), le croupon (cuir épais qui servait à la confection du harnais et des traits). Selon la qualité de la peau, l’artisan destinait le cuir noir demi-façon aux harnais, le cuir noir chair propre aux traits, le cuir de Hongrie blanc et marbre pour les licols, le cuir jaune et bruni aux brides et guides, le croupon aux traits e

t courroies. D’autres animaux fournissaient aussi leur peau au bourrelier : le buffle pour les longes et licols, le mouton devenait basane pour les colliers, le mouton maroquiné, lustré blanc ou rouge verni, lissé, verni noir grené garnissait les voitures, le porc pour les selles, et encore, mais en moindre quantité et surtout pour l’ornementation et la parade : le chevreuil, le blaireau, le sanglier et même… le cheval (…)