Le livre, la culture, l'histoire
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Un touriste allemand en Vendômois…
Paul DISTELBARTH

Bonne page

Du coup de foudre pour Vendôme…

Le coup d’œil du haut du château est d’une beauté indescriptible : le paysage y est agréable, plein d’intérêt et fort changeant. Vue d’en haut la ville ressemble à un gigantesque bouquet d’arbres luxuriants avec des taches de couleur gris-bleuté, dues aux toits d’ardoises. Le regard plonge dans des cours et des jardins dont on n’avait même pas soupçonné l’existence. Lors de ma visite au mois de mai, les vieux marronniers avaient revêtu leur parure de milliers de bougies blanches ; les jardins s’ornaient de lilas blancs ou violets et des grappes de glycines pendaient des murs. C’était, dans cette lumière argentée rendue célèbre dans le monde entier par les peintres impressionnistes, une merveilleuse symphonie de couleurs gaies, mais non agressives, qui auraient été comme brodées sur un coussin de couleur émeraude.

À cela s’ajoutaient la magnificence et la dignité des bâtiments qui se dressaient, témoins de cette beauté divine, par-delà les toits et les arbres ; on entendait murmurer l’eau du déversoir et parfois, quand un souffle d’air chaud grimpait le long du coteau, on percevait l’odeur suave des lilas et des glycines.

… Au coup de fourchette.

Faut-il préciser qu’on mange très bien à Vendôme ? Je sais bien qu’on reprochera à ce livre trop de petits déjeuners et de dîners. Ce reproche n’est sans doute pas sans fondement. Mais qu’y faire ? Nous ne composons pas un chef-d’œuvre littéraire, mais nous peignons un portrait vivant de la France. Et comment pourrions-nous dans ce « reportage » vendômois laisser de côté le monde de la table ? Après avoir accordé sa part à l’univers des yeux, de l’ouïe et de l’odorat, le palais ne mérite-t-il pas aussi la sienne ?


Prix de vente public : 6,00 € TTC