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Cinquante années de vie publique
Robert GIROND

Bonne page

   Robert Girond, acteur de la libération de Vendôme

   La libération de Vendôme, si on la matérialise par une date (11 août 1944), c’est un événement militaire, avec ses actes de courage, ses blessés et ses morts.

   C’était l’impérative nécessité d’avoir des « spécialistes » en combat, c’est-à-dire des officiers d’active ou de réserve… Huit jours avant la libération de Vendôme, la Résistance n’en avait aucun et c’est sur les instances d’Alfred Péricat et d’Alfred Dheilly que deux militaires de carrière, le capitaine de réserve Verrier et le lieutenant de Talancé, se joignaient à nous.

  Moins de 80 « volontaires » se retrouvaient à l’avant-veille de la Libération au domicile du « capitaine Verrier », la localisation des différents groupes était arrêtée et le 11 août nous étions une centaine à nos postes respectifs… (Responsable des effectifs, je comptabilisais plus de 800 volontaires, quatre jours plus tard) (…)

   Le 11 août vers 19 heures alors que je rentrais d’une mission avec de Saint-Céran (message aux Américains à Bouloire), nous « retrouvions » les Américains à la Croix-Briffault (deux voitures blindées), je faisais alors un croquis sommaire des positions de nos différents groupes sur le mur de l’ancienne maison d’octroi (maison Martel). Promesse était faite de neutraliser le seul canon antitank des Allemands et nous croyions déjà avec de Saint-Céran à une entrée quasi triomphale, lorsque le claquement d’une détonation d’un Lebel, dont l’auteur était l’un des nôtres « caché » aux « Fours Isambert », déclenchait le crépitement d’une carabine américaine prenant en enfilade la rue de la Marre…