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Patrimoine hospitalier en Loir-et-Cher
sous direction de Jacques BRUNIER
COLLECTIF

Bonne page

   Traitements et pharmacie

   Au Moyen Âge, les traitements médicaux étaient composés à partir de plantes curatives et de simples, cultivés dans les jardins des abbayes, des couvents ou des maisons-Dieu par les religieux.

   Mais il fallut attendre la Renaissance, avec l'essor de l'enseignement des arts de la médecine - au nombre desquels figurait la pharmacie - accompagné par la diffusion de nombreux traités, pour qu'apparaissent apothicaires et pharmaciens laïcs.

   La pharmacopée de l'époque comprenait le séné, la casse, la rhubarbe, l'aloès, l'iris, les feuilles de rose, de violette, de pêcher, les fleurs et les fruits, toutes les herbes médicinales, le thé, le gingembre, le chocolat, le café, le laudanum... On employait aussi des eaux : de mélisse, de Cologne, de botot ou de la reine de Hongrie. Prises en infusions ou transformées en décoctions, en électuaires, en sirops, en poudres, en pilules, les plantes pouvaient aussi s'appliquer en baumes, cataplasmes ou onguents.

   Les eaux minérales jouirent d'une grande renommée dès le XVIIe siècle : eaux de Vals, Forges, Vichy... Au siècle précédent, Catherine de Médicis avait lancé les eaux de Saint-Denis. De Blois, on envoyait souvent aux eaux de Bourbon.

   Outre la prescription de ces médications, le médecin pratiquait la saignée et les lavements. La première était conseillée contre la fièvre, l'inflammation des entrailles, l'esquinancie, la pleurésie, la toux, les pertes de sang, les sérosités opiniâtres, les vapeurs... Les lavements se faisaient par en haut, grâce à des purgatifs et vomitifs, et par en bas, à l'aide d'un clystère (...)