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Vendôme côté cour, côté Dujardin
Paul DUJARDIN

Bonne page

   Au bord du Loir...

   Le Loir ou ses dérivations coulaient au pied des remparts et la vue sur la rivière Saint-Denys élargie et creusée de main d’homme pour ajouter et servir aux défenses incite à en remonter le cours et à suivre la ligne des anciennes fortifications vers la porte d’eau, dite aussi « arche des Grands-Prés », qui se trouve en amont.

   Le pont de l’Islette est plus connu des vieux Vendômois sous le nom de « pont des Soupirs », sans doute en raison de la proximité des « petits jardins », le square Belot, où tant de serments furent échangés avant que l’éclairage public ne soit venu en rompre le charme et l’intimité ; il est vrai que ce pont des Soupirs évoquait bien Venise, cité d’eau et de fleurs ; ajoutons-y le calme des jardins, le bruit de l’eau du déversoir, la pénombre bien sûr, tout y était romantique à souhait au temps des bonheurs simples.

   Le petit barrage-déversoir en contrebas n’existait pas, l’eau y était donc très courante, claire, ensoleillée tout au long des jours d’été et poissonneuse en diable : un vrai paradis pour la truite et… pour le pêcheur.

   Une île, amas de limon et de pierres roulées par les crues, divisait la rivière en deux petits bras. Une vingtaine de laveuses à genoux sur la paille de leur boîte à laver occupaient en permanence le grand lavoir qui était deux fois plus grand que celui qui existe actuellement. Le bruit des battoirs sur le linge mouillé, leur bavardage et leurs éclats de voix tenaient lieu de fond sonore à la vie de ce quartier.

 


Prix de vente public : 18,00 € TTC