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Lavardin
Jean BERNADAC

Bonne page

Le châtelet du château de Lavardin
    Supposons que nous puissions entrer dans le château par le pont-levis, aujourd’hui, hélas, disparu. De loin le châtelet apparaît, superbe, bien conservé. Imaginons un instant une file de chevaliers gravissant la pente voisine au pas de leurs chevaux richement caparaçonnés, bannières aux vives couleurs flottant au vent, heaumes et cuirasses brillant au soleil. C’est peut-être pour quelque fête fabuleuse alors que le roi Charles VII et la très belle Agnès Sorel sont au château. Il est vrai que nous sommes en 1448…

   Revenons à notre époque : le châtelet se présente à nous sous la forme de deux tours du XIIe siècle pourvues de talus montant haut (XIVe siècle) et de mâchicoulis dits « bretons » dont les consoles sont à trois étages simples et vont en étrécissant vers le bas. Le crénelage a disparu. On peut penser que ces remaniements datent d’une campagne qui, vers la fin du XIVe siècle, concerne les châteaux du comté. Des maçons bretons, attirés en Vendômois par Alix fille d’Arthur, duc de Bretagne, et veuve de Bouchard VI, mort en 1354, durent travailler à Lavardin. On retrouve les traces de ces carriers, tailleurs de pierre, sculpteurs sur le fronton d’une cave de Villiers-sur-le-Loir, ex-carrière de pierre, où sont sculptés ancre de marine, poissons, etc., qui paraîtraient illogiques en ces lieux, n’était la présence, ainsi attestée jadis, de Bretons.

   Nous pouvons voir que ces tours sont reliées entre elles par une courtine, entresol voûté percé d’un « assommoir », ouverture rectangulaire par laquelle on laissait tomber sur l’ennemi huile bouillante, poix, pierres, flèches, etc. On y voit le logement de la herse qui, par des rainures bien visibles, tombait au sol. Le passage étroit des chaînes du pont-levis est là aussi et l’on regrette l’absence de celui-ci. Il était mu par un système à contrepoids.

   Deux corps de garde, voûtés en berceau et bien conservés, flanquent les tours à l’est et à l’ouest de celles-ci. Ces salles communiquaient avec les chemins de ronde, disparus, mais dont la restitution, même sous forme d’une simple amorce, serait souhaitable. Elles sont percées de meurtrières (…)


Prix de vente public : 14,00 € TTC