Le livre, la culture, l'histoire
0 article dans le panier
Commander
   

Accueil
Présentation
Agenda
Dossiers
Publications
Souscriptions
Contact
Newsletter


Le Perche vendômois
Carnets de paysages et d’architectures
CAUE de Loir-et-Cher

Bonne page

La fragile "alchimie"
des paysages percherons


    
Comme tous les « pays » et tous les paysages, celui du Perche est le fruit d’une longue histoire où l’homme se sédentarisant, n’a cessé de transformer la forêt originelle omniprésente, la fameuse « sylva pertica ».

   Organisés de manière systématique au Moyen Âge avec l’implantation monastique, ces défrichements conduisirent à une régression et à une dégradation considérables de la forêt dont témoignent encore les toponymes : le Brûlage, les Landes, la Boulaie…

   Peu à peu, une nouvelle forêt va apparaître, conditionnée par des données culturelles, démographiques et politiques. C’est la « forêt linéaire » composée de haies entièrement créées par l’homme, dont le maillage forme le bocage. À défaut de preuves, on peut imaginer lointaine « l’invention » de la haie. Cependant, le caractère de ce paysage ne saurait se réduire à l’image abstraite d’un réseau de haies quadrillant un espace plus ou moins vallonné. Il est d’une nature bien plus complexe où l’habitat dispersé, avec ses villages, ses hameaux et ses fermes isolées, édifiés avec des matériaux puisés et transformés sur place, est relié par un réseau dense de chemins creux. L’homme est partout présent au sein de cette alchimie de forêts, de bois, de haies, de trognes, de rivières, de sources, de marais, de mares, de vergers, de potagers et bien sûr de parcelles cultivées, pâturées ou fauchées. Il y a quarante ans seulement, ce maillage était encore très présent.

   Puis cet élément caractéristique du charme et de l’identité du Perche s’est progressivement estompé ; chemins creux et haies ont laissé place à des horizons ouverts, presque beaucerons (…).


Prix de vente public : 12,00 € TTC