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Armorial du Vendômois
Jean-Paul FERNON, Christian LEGER et Patrick ROUSSEAU

Ce qu'ils en pensent

Extrait de la préface de Claude Leymarios, président d’honneur de la Société archéologique du Vendômois :

Étudier l’héraldique c’est donc faire œuvre d’historien que l’on ne peut pas, sous ce prétexte étriqué « blason » égale « noblesse », passer sous silence. De même qu’un historien digne de ce nom ne peut pas faire l’économie de l’étude parallèle de l’histoire sociale, économique, culturelle de la France et de celle des églises monothéistes qui ont accompagné et marqué profondément cette histoire, sous le prétexte qu’il professe un athéisme ou un agnosticisme à « tout crin ». Nous sommes là dans une simple démarche d’honnêteté intellectuelle.

Jean-Paul Fernon a eu, très tôt, le virus de l’art héraldique, comme certains font de l’archéologie. Il faut avoir abordé la recherche pour savoir ce qu’il a pu rencontrer comme difficultés et la ténacité qu’il lui a fallu pour les résoudre. Son œuvre n’est pas seulement une œuvre de mémoire, c’est également, dans le domaine communal, une œuvre de création. Quelques communes, en Loir-et-Cher, blasonnaient de manière traditionnelle : le blason, né d’un fief seigneurial ou ecclésiastique, avait toujours existé. Mais la grande majorité de nos communes, ou n’avaient jamais eu de blason, ou en avaient perdu la mémoire. Avec quelques amis héraldistes, Jean-Paul Fernon s’est mis en quête, d’abord dans les archives pour restituer ce qui pouvait l’être, ensuite sur le terrain, pour proposer un blason « à l’image » de la commune. Ce ne fut pas là un simple exercice de style, car il faut savoir qu’en France, sous l’égide des Archives Nationales, il existe une commission nationale chargée d’approuver la création des blasons, laquelle est relayée, à l’échelon départemental, par une commission qui fonctionne sous contrôle préfectoral (…).