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Villiers-sur-Loir, un village au fil des siècles
Henri MÉSANGE (†)

Bonne page

L’arrivée des Prussiens à Villiers (décembre 1870)

   Les troupes françaises évacuent rapidement, les réquisitions deviennent exorbitantes. Le village est démuni de denrées, de fourrage pour les bestiaux, partout c’est la désolation. C’est la grande peur parmi la population. Sur des pages d’écolier, un anonyme a noté : « On ne vivait qu’en des transes continuelles par la frayeur qu’on s’était faite des soldats allemands. »

   Le 17 décembre, ils firent une reconnaissance puis repartirent presque aussitôt. Dans la nuit du 17 au 18, 12 Allemands se présentent chez le maire de Villiers, le font lever et l’obligent à les conduire, un falot à la main, à l’ambulance de La Vallée. Là, ils s’installent, se font servir un copieux repas, puis envahissent ensuite la principale auberge du bourg et poursuivent leurs orgies jusqu’au matin.

   Le 19 décembre, les réquisitions deviennent intolérables pour la population. Un officier et 25 uhlans se présentent à la mairie de Villiers, réclamant la livraison immédiate de 4 500 kg d’avoine, sous peine de pillage. Neilz écrit que c’est à grand peine que l’on put obtempérer à leurs exigences.

   Le 20, nouvelles razzias ; Fortier a beau protester et prétendre que les demandes des réquisitionneurs dépassent toute mesure, les étables sont à nouveau fouillées et 17 vaches enlevées. Des maisons sont dévalisées et des caves, non camouflées, sont mises à sac. Certaines personnes qui osent protester sont brutalisées.

Les villages autour de Vendôme ont plus souffert des incorrections, des brimades et des brutalités que les habitants de la ville, car à Vendôme les réquisitions étaient faites le plus souvent sous le contrôle d’officiers supérieurs (…).


Prix de vente public : 30,00 € TTC