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Peintures murales
Quel avenir pour la conservation et la recherche?
Collectif

Bonne page 2

Ilona HANS-COLLAS : 150 ans d'activités autour de la peinture murale en Lorraine [extrait].

Des décors menacés

   La vague de modernisation, de reconstruction ou d'agrandissement d'églises médiévales, pendant la seconde moitié du XIXe siècle, entraîne de nouveaux problèmes de conservation. A Nancy, au moment de la démolition de l'ancienne église Saint-Epvre en 1863, le sort des peintures murales fut plus que problématique. Alors qu'une peinture sur un pilier semble avoir été détruite au moment de cette démolition, on décide de déposer partiellement le décor peint de la chapelle de la Conception, décor qui avait été découvert en 1780 par l'abbé Lyonnois. L'un des murs peints (environ 5 m x 4 m) fut déposé pierre par pierre, puis remonté au musée lorrain. Vingt ans après cette dépose relativement spectaculaire, Albert Jacquot, alors membre de la Société d'archéologie lorraine, regrette que certains détails ont subi les ravages du temps et il restaure l'oeuvre : J'ai pu, en recouvrant d'huile les pierres coloriées, retracer les détails qui rétablissent ainsi la peinture entière. Dès leur transfert au musée, les peintures vont souffrir des mauvaises conditions d'exposition ; et d'après Charles Cournault de l'humidité du sol. Les nombreuses erreurs de remontage - pierres remises à l'envers -, la grossière réfection des joints en blanc et surtout le noircissement de la couche picturale en rendent aujourd'hui la lecture extrêmement difficile. Seul le recours aux documents graphiques, réalisés avant la dépose, permet de localiser précisément les pierres transférées au musée et de comprendre l'iconographie, celle-ci étant consacrée aux miracles de la Vierge, thème exceptionnel en peinture murale en Lorraine.

Génicourt

   A la fin du XIXe siècle, la pratique de repeindre (ou de surpeindre) des décors anciens se généralise ; parfois, de nouveaux programmes iconographiques sont ajoutés. Ainsi à Saint-Clément (Meurthe-et-Moselle) où le peintre Gaston Save restaure en 1896 les peintures du choeur de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, et ajoute de nouvelles scènes sur l'arc triomphal. La même année fut découvert à l'église de Malzéville, dans la banlieue de Nancy, un cycle de la Passion aussitôt restauré par Gaston Save. Son dernier chantier fut celui de la cathédrale de Saint-Dié (Vosges), sa ville natale, où il restaura en 1898 une Présentation de la Vierge au Temple découverte dans le transept (...)


Prix de vente public : 50,00 € TTC