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Histoire du Vendômois
Histoire du Vendômois
collectif

XVIIe siècle

Des troubles politiques persistants 
Extrait du chapitre De la Renaissance à l'âge baroque, 1500-1660
par Jean VASSORT

   En 1652 cependant, la Fronde prend un tour nouveau dans la région. Au lendemain de la prise d'Angers par Ocquincourt pour le compte du roi (début mars), Beaufort qui avait tenté de se porter au secours de la ville, sans pouvoir dépasser Le Mans, se replie vers Orléans à travers le nord du Vendômois, cependant que les soldats royaux se lancent à sa poursuite par la rive gauche du Loir. Ce double passage de troupes est dramatique. Sans doute les villes bénéficient-elles en la circonstance de la protection de leurs murailles, et de fait elles échappent au fléau, tout comme les châteaux, dont certains voient leurs dispositifs de défense renforcés (ainsi celui des Radrets, à Sargé). Mais le plat pays n'a pas cette ressource, et quand il ne se trouve pas de notable pour organiser la défense et obtenir des puissants (des deux camps d'ailleurs) une sauvegarde - comme fait Marie du Bois à Couture - c'est la catastrophe : Je vous dirai, écrit de Mondoubleau - épargnée - le notaire Denyau, que l'armée du Roi qui a passé entre Vendôme et Blois, et celle de MM. les princes qui a passé et repassé par ces quartiers [...] ont entièrement tout ruiné par où ils ont passé : volé, pillé, violé sans acception de personne... Il en va de même à Morée, où en avril 1652 la ville subit semble-t-il les soldats des deux camps, les armées du roi comme celles de Beaufort qui ont tout pillé avec viols femmes et filles, entièrement saccagé, violé, sacrilège et profané toutes les Saintes églises. À peine ce drame est-il surmonté qu'éclate, en septembre suivant, un incendie, dont tous les habitants de la ville ont tout entièrement perdu et ont été contraints de s'en aller la plus grande partie mendier leur pauvre vie.

Les Radrets

   Nul doute qu'en dépit de sa brièveté l'épisode a contribué à faire accepter le retour à l'ordre progressivement imposé par Mazarin. Il n'est pas indifférent cependant que la mémoire populaire ait rapidement attribué aux seuls Mazarins les méfaits de ces difficiles semaines, alors que les exactions des frondeurs n'avaient rien à envier à celles des hommes du roi.

   L'ordre enfin rétabli en 1652-53 est encore troublé les années suivantes par les assemblées de noblesse [...].


Prix de vente public : 50,00 € TTC