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Histoire du Vendômois
Histoire du Vendômois
collectif

XXe siècle

Vendôme, ville ouverte sur la campagne 
Extrait du chapitre
Depuis 1945 : le Vendômois nouveau arrive...
par Marc GAZEAU

   Longtemps contenue dans les bras majeurs du Loir, la ville qui a retrouvé la paix ne tient plus dans ses remparts. Au XIXe siècle, les gens des "faux bourgs" sont venus vivre les uns à côté des autres sur des propriétés avec jardin. Le parcellaire est plutôt étroit et long. Erigées à l'alignement, les façades des immeubles présentent un étage avec lucarnes. Leur bandeau saillant en pierre qui sépare horizontalement les deux niveaux accentue les perspectives (rue des Quatre-Huyes...). Ici, l'intérêt esthétique de la rue ne tient pas à l'architecture de tel ou tel bâtiment mais résulte de l'harmonie d'ensemble. Entre ces radiales et à partir des années "60", un foncier jardiné appartenant aussi à des institutions va être le théâtre d'opérations immobilières significatives. Intrus, des immeubles de quatre étages sont posés çà et là en fond de parcelle. Au bout de ces radiales, la ville s'épaissit. Des lotissements pavillonnaires poussent (rue Bernard Hamet). Le stade Léo Lagrange s'ouvre en 1956. Sur le champ de manoeuvre des militaires, stationnés au quartier Rochambeau, s'implante le collège d'enseignement technique en 1962. Plus de quarante ans après, s'engage une restructuration profonde de l'établissement devenu lycée professionnel Ampère.

   Mais la métamorphose de Vendôme se produira au-delà de la voie ferrée sur les terres de cultures qui trouvent, en ce fond de vallée, un sol bien nourricier. Très rapidement, le quartier des Rottes [cf. double page] s'approprie ces terres jusqu'au pied du coteau des Maillettes. En moins de quinze ans, 84 ha vont être urbanisés. Il sera construit presque autant de logements que n'en comptait Vendôme en 1940 ! Nombre de locataires comme d'accédants à la propriété trouveront dans ce cadre aéré, la densité moyenne étant inférieure à vigt-cinq logements par hectare, près de 2 000 logements aux normes de confort et de l'emploi sur les 35 ha contigus de la zone industrielle nord. La composition urbaine conçue par Antoinette Prieur, trouve son origine à l'intersection de deux axes majeurs, les avenues Jean Moulin et Georges Clemenceau où s'installent de nouveaux repères de la vie sociale : place, église, centre commercial. Les équipements d'enseignement précéderont les installations sportives. La dynamique qui s'opère en 1959 sur ces grands espaces s'apparente à une ruée vers le nord pour nombre d'habitants confinés dans des logements inadaptés de certains faubourgs ! [...].


Prix de vente public : 50,00 € TTC