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Le pays de Racan
Le pays de Racan
Jean-Jacques LOISEL

Bonne page 3

Honorat de Bueil
et la Roche-Racan
[extrait]


    Après avoir jeté l'encre de son écritoire après la mort de Malherbe et décidé de jeter l'ancre de sa nef vagabonde dans les eaux de l'Escotais, Racan put concrétiser sa nouvelle disposition d'esprit grâce à l'héritage providentiel de sa cousine Anne de Bueil [...].
   Sans aller jusqu'à exprimer un contentement, Racan ne dissimula pas l'importance de ce legs : 
   Ce fut alors que je voulus, dans les bastimens, laisser des marques d'avoir esté. La succession de madame de Bellegarde, qui avoit augmenté ma fortune de quinze mille livres de rente, me donna le pouvoir de despenser soixante mille livres dans la moindre de mes maisons, qui estoit celle que mon père m'avoit laissée, et où j'avois esté nourry [...]. Je voulus honorer et relever dans ma bonne fortune la maison qui m'avoit aidé et soustenu en ma misère.
  
Honorat de Bueil est tout entier dans ce choix de la fidélité et de la continuité : il aurait pu, dans une posture de nouveau riche, tourner le dos aux vieux murs de l'austère maison forte où il avait connu la gêne en chapeau à plumes, selon la belle expression de Louis Arnould ; il préféra donner un lustre nouveau à la vieille Roche-au-Majeur appelée à devenir, au terme d'un long et coûteux chantier, la Roche-Racan, étant en cela fidèle à lui-même puisqu'il ne voyait pas
De plus illustre mort ni plus digne d'envie
Que de mourir au lit où ses pères sont morts.
[...]


Prix de vente public : 24,00 € TTC