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Histoire de la ville et baronnie de Marchenoir
Gentien Alexandre PEAN et Charles-Marin ROUSSEAU

Bonne page 2

  

Description de la ville de Marchenoir

   La ville est formée par une enceinte de muraille, de figure irrégulièrement ovale, dont l'épaisseur varie de quatre à six pieds. Le pourtour de cette enceinte est d'environ cent trente toises. Dans cette muraille, déformée sur un grand nombre de points, on voit des restes très marqués de deux tours ayant dix ou douze pieds de diamètre ; l'une est située au nord-ouest ; l'autre est située au sud-ouest. Dans le mur d'enceinte de la ville sont deux portes : l'une située à l'ouest, ayant douze pieds dans œuvre, solidement bâtie, a été détruite en 1809 ; ses matériaux ont été employés dans la clôture du nouveau cimetière. L'autre porte est située à l'opposite, vers l'est. Son cintre, adhérent à la tour de l'église, lui sert d'arc-boutant et en assure la silidité. On voit dans les parois intérieures de la porte orientale, les gonds sur lesquels roulaient d'épais vantaux et les rainures dans lesquelles glissait la herse lorsqu'on était obligé de l'abattre. Ces portes couronnées, autrefois, de bâtiments qu'habitaient les hommes préposés à leur garde, ont, à leur entrée, comme la porte du château, des ponts de pierre, solidement bâtis, sous lesquels circulent les eaux du fossé de la ville.

   Ce fossé entoure exactement l'extérieur du mur de ville. L'eau y séjourne en toute saison, quoiqu'il soit moins profond, dans plusieurs endroits, que celui du château. Sur plusieurs points, notamment vers le nord, il y a quarante pieds d'ouverture ; mais, sa largeur n'est pas partout la même, parce qu'elle a été, çà et là, diminuée par les jardins ou vergers, que les propriétaires voisins ont pratiqués à l'extérieur et au pied du mur.

   [...] L'intérieur de la ville ne présente pas un assemblage de bâtiments disposés en forme régulière de rues ; et cette circonstance, seule, attesterait son ancienneté. La rue qui aboutit à la place est la moins incorrecte. On ne compte, dans l'enceinte de la ville, que quarante maisons. Cette enceinte, trop resserrée, ne permettait pas que le nombre en fut augmenté ; et celles qu'on voudrait bâtir à Marchenoir ne pourraient l'être que dans les faubourgs [...]