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Naveil, pages d'histoire
Claude et Liliane BONIN

Le tramway à Naveil

Au temps des tramways à vapeur


   Pendant les trente premières années du XXe siècle, plusieurs lignes de tramway (électrique ou à vapeur) parcouraient le département, reliant entre eux villes, villages et chefs-lieux de canton. Naveil a été concerné de 1907 à 1934 par la ligne Vendôme — Mondoubleau — Droué. Ce petit train (ou tacot) roulait dans les rues en ville ou au bord de la chaussée dans la campagne : la gare de tramways de Vendôme était rue Darreau, devant le silo ; la ligne longeait la voie Paris-Tours, abordait la route du Mans, passait devant la papeterie, suivait la rue de Montrieux et la rue de la Vallée, parcourant Naveil sur une distance de 3 km. Il y avait une gare devant l'auberge "À la bonne matelote" et une halte au château de Prépatour, puis il se dirigeait ensuite vers Villepoupin et Villiers. [...]


   Le convoi était tracté par une locomotive (type Blanc-Misseron ou Corpet) pesant de 15 à 18 tonnes ; elle ne tirait pas plus de huit wagons et faisait trois passages quotidiens, dans chaque sens. Mais il y avait des trains supplémentaires le jours de foire et de marché (pendant la Guerre de 14-18, il n'y eut qu'un passage par suite du manque de charbon). Les locomotives avaient une curieuse allure : on avait enfermé leur base dans une "jupe" pour atténuer le bruit susceptible d'effrayer les chevaux qui, parfois, se cabraient ou s'enfuyaient lorsqu'apparaissaient les "monstres d'acier" ; elles étaient dotées d'une sirène qui faisait peur aux attelages. En 1907, deux accidents se produisirent de ce fait, la sirène fut alors remplacée par une cloche. [...]


   Les wagons de voyageurs étaient de deux sortes, première et seconde classe. Ils pouvaient transporter vingt personnes assises et dix debout. Il y avait aussi des fourgons couverts, des tombereaux et des plateformes pour les marchandises très diverses : messageries, céréales et farines, vins, denrées alimentaires, métaux, engrais, houille, coke et bétail. Une boîte postale était accolée à l'un des wagons pour le courrier ; les lettres étaient oblitérées dans le train par un cachet ondulé portant la mention "Vendôme au Gué du Loir" ou vice versa. La vitesse maximum était de 30 km/h, mais en raison des arrêts, on ne parcourait guère plus de vingt kilomètres en une heure. [...]


Prix de vente public : 26,00 € TTC