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Sur les pas de Daphné du Maurier
Au pays des souffleurs de verre (Maine, Touraine, Vendômois)
Anne HALL

Ce qu'ils en pensent

 

Extraits de la préface
de Tessa Montgomery
fille de Daphné du Maurier

 
   Anne Hall présente un ouvrage remarquable par l'étendue des domaines qu'il explore et la précision de la recherche. Son intérêt pour la famille du Maurier est né au cours de ses études pour une thèse de doctorat sur quatre romans, dont l'un était Peter Ibbetson de George du Maurier. Cela l'incita à se plonger dans les œuvres de Daphné, la petite-fille, dont le roman Les Souffleurs de verre lui révéla le lien étroit entre les intrigues. [...]
   Les recherches ont montré qu'il existait alors de nombreuses verreries en activité dans les petits villages du centre-ouest de la France, à la lisière des forêts qui fournissaient l'indispensable charbon de bois. Les Busson, qui comptent parmi leurs ancêtres un maître menuisier et un tisserand de chanvre, avaient sans aucun doute des talents de créateurs. Les deux générations suivantes furent celles des maîtres verriers. Ce talent s'épanouit sous d'autres formes artistiques dans les générations des Busson en Angleterre. George du Maurier était romancier, l'auteur de Peter Ibbetson, de Trilby, et de The Martian, ainsi que dessinateur illustrateur talentueux, son fils Gérald était acteur et directeur de théâtre de premier plan, et sa petite-fille Daphné conquit une très grande célébrité comme romancière. [...]


   Anne Hall a également voulu montrer comment George et Daphné introduisirent leurs ancêtres dans leurs romans, pas toujours d'une façon évidente pour le lecteur, en particulier chez George. Mais tous deux donnèrent libre cours à leur imagination. [...]

Sur les pas de Daphné du Maurier
Le Maine libre, 24 mai 2010
[extrait]

 
   L'écrivain anglaise Daphné DU MAURIER (1907-1989) a publié un certain nombre de romans, dont "Les Souffleurs de verre" (1963) dans lequel elle part à la recherche de ses ancêtres français, des verriers qui vivaient dans la région de La Ferté-Bernard — Coudrecieux avant la Révolution française.
   Anne HALL, universitaire originaire de Seattle (USA), vient de publier un intéressant ouvrage, un vaste panorama jusqu'à présent inabordé, où elle replace la famille et l'environnement des aïeux de son auteur référence.
   Anne Hall est arrivée en France il y a 15 ans. J'étais lectrice d'anglais à la faculté de Tours. En même temps que je terminais une thèse de doctorat sur quatre textes dont un roman "Peter Ibbetson", de George du Maurier (1834-1896), le grand-père de Daphné du Maurier.
D'elle, j'avais lu "Les Souffleurs de verre". Je me suis ainsi rendue compte que le grand-père et sa petite-fille racontaient la même histoire mais de deux points de vue différents, voire opposés. Georges faisait de ses ancêtres une famille aristocratique. Daphnné semble savoir mieux quel fut leur rôle sous la Révolution française. C'étaient des maîtres verriers mais non des gentilshommes verriers. Leur nom était Busson. Son arrière-arrière-grand-père, Mathurin-Robert Busson, ajouta "du Maurier" quand il émigra en Angleterre en 1789. C'était le nom d'une petite ferme à Chenu où il prétendait être né
.

        Château du Maurier
   Avec la même aisance qu'elle parle le français, Anne Hall promène son lecteur du château de la Pierre à Coudrecieux où les allées du parc rempierrées de billes de verre témoignent du passé, au château du Maurier à La Fontaine-Saint-Martin (sans aucun rapport avec la famille du Maurier, sauf que l'ancêtre de l'écrivain aurait bien aimé que l'on croie que la famille en dégringolait les marches...) et autres lieux qui virent passer la diaspora des Busson.
   Enquête vraie au sujet d'un roman presque vrai. L'émotion est réelle et l'intérêt non dissimulé.
Jacques GUICHARD











Un intéressant écho dans "Maine Découvertes" 
n° 65, juin-juillet-août 2010

     Amour  familial, quête des ancêtres ? Les écrivains anglais d'origine française, George du Maurier et sa petite fille Daphné, n'eurent de cesse de rechercher leur passé français comme source d'inspiration. Ancêtres en grande partie rêvés, magnifiés, loin du terreau de "basse extrace" des réelles origines.
   Anne Hall, avec la patience d'un enquêteur, étudie inlassablement tous les documents possibles sur cette famille et, avec une précision d'entomo-logiste, fait surgir du passé toute une population grouillante de vie de ce XVIIIe siècle finissant où vient éclater la Révolution française. Population surtout plébéienne (car avant de s'appeler du Maurier, on s'appelait tout bonnement Busson). C'est ce terreau des origines que peu à peu l'auteur va dépouiller de ses paillettes rêvées outre-Manche et établir une vérité qu'on peut penser désormais indiscutable. Un monde sans doute brutal, mais tel-lement plus vrai que celui des rêveries anglaises. Avec des personnages de roman comme ce Pierre Busson, pour n'en citer qu'un, gibier de prison, tête brûlée, paresseux, grande gueule, révolutionnaire de façade, profiteur... Mais comment en vouloir complètement à un homme qui prénomme sa fille "Pivoine Belle de nuit" (c'était alors très tendance à l'époque révolutionnaire) et qui possédait une superbe bibliothèque de 236 ouvrages ?

 

   Le livre très attendu d'Anne HALL, sur les ancêtres souffleurs de verre de Daphné du Maurier est sorti ! Et cette histoire concerne la Sarthe au premier chef ! Ce très beau livre de 180 pages paru aux Éditions du Cherche-Lune est le fruit de la longue et patiente recherche d'Anne Hall et de deux ans et demi de travail d'écriture. Il suit un ordre chronologique, depuis les tout premiers documents concernant la famille de Daphné (actes notariés du XVIe siècle, à Coudrecieux), jusqu'aux retrouvailles, en France, de plusieurs branches de la famille. Le dernier chapitre est consacré aux "châteaux en Espagne" de George du Maurier (le grand-père de Daphné) qui s'est "admirablement inventé" une famille aristocratique dans plusieurs ouvrages semi-autobiographiques : Peter Ibbetson, Tribly et The Martian.    
   Une fois n'est pas coutume, ne ratez pas la très belle préface de Tessa Montgomery, fille de Daphné du Maurier !
                                           
OUEST-FRANCE, 1er juillet 2010

 

   Chacun de nous a éprouvé l'envie de savoir qui étaient ses ancêtres, imaginant trouver des indices au fond du grenier de la maison familiale. Ainsi, la célèbre romancière anglaise Daphné du Maurier a longtemps enquêté sur son ascendance française : une famille d'artisans verriers qui, déjà, avait passionné son grand-père, George. Après la découverte d'une lettre laissée par une grand-tante et des indices trouvés dans Peter Ibbetson, le roman de son grand-père, la romancière est partie sur les traces de ses aïeux : elle a voyagé à Londres, à Paris, en province... Une vie digne d'un roman ! Malgré tout, ni elle, ni les critiques et biographes n'ont jamais pu décrypter les indices. Après une thèse de doctorat sur quatre des romans de George du Maurier, dont Peter Ibbetson, Anne Hall s'est plongée à son tour dans les recherches. Elle retrace l'épopée franco-anglaise des ancêtres de Daphné ainsi que leur influence dans l'écriture des deux romanciers, dans un livre remarquablement documenté et illustré.

 



Anne HALL : 
Au pays des Souffleurs de Verre
par Bernard Deviller

 


   En avril 2010 les Éditions du Cherche-Lune [...] annonçaient la parution du livre Au pays des souffleurs de verre sous-titré Sur les pas de Daphné du Maurier, Maine, Touraine, Vendômois par Anne HALL, traduit de l'anglais par Colette VION.
   Bien sûr, l'association GenVerrE ne pouvait qu'être intéressée par cet ouvrage, d'autant que l'auteur nous demanda un compte-rendu, sinon une critique. Comme j'avais écrit un article sur Daphné du Maurier et établi son arbre généalogique parus dans Éclats de Verre N° 6, d'octobre 2005, je me suis proposé et l'auteur, qui est adhérente de  GenVerrE, a bien voulu m'en faire parvenir un exemplaire.
   Très bel ouvrage de 174 pages, abondamment illustré en noir et blanc et couleurs, de photos de paysages et sites de verreries et d'habitations, de reproductions de documents anciens, d'objets, de cartes, etc., extrêmement documenté sur chaque sujet. Les textes sont bien écrits, la variété des graphismes, la mise en page, les notes de complément, tout concourt à rendre la lecture agréable et à faciliter la compréhension du lecteur qui ne se sent jamais perdu malgré la diversité des sujets abordés, on passe sans transition de la réalité prouvée à la fiction, à l'imaginaire, sans perdre le fil du récit.


   L'auteur s'est inspiré essentiellement de deux ouvrages par des membres de la famille et sur la famille Busson du Maurier, l'un bien connu, Les Souffleurs de verre de la célèbre romancière anglaise Daphné du Maurier (1907-1989) paru en 1963, l'autre moins bien connu en France, Peter Ibbetson, paru en 1891, de George du Maurier, grand-père de Daphné, écrivain, illustrateur, caricaturiste au Punch (revue satirique anglaise célèbre pour ses articles et ses dessins  souvent caustiques. [...]
   Daphné s'est plus attachée à rechercher la façon dont vivaient leurs ancêtres, à effectuer plus de recherches sur place pour s'approcher le plus possible de la réalité tout en romançant son récit, tandis que George est plus attiré par la recherche d'une ascendance aristocratique, de "châteaux en Espagne", quitte à oublier certains faits ou certaines réalités, en masquant les noms des personnes réelles sous des "clés" plus ou moins évidentes, certains personnages énigmatiques n'ont toujours pas été identifiés.
   Anne HALL reprend toutes ces données, les vérifie et les complète grâce à des recherches dans les lieux cités ou retrouvés grâce aux archives, aux documents, et ajoute de nouveaux faits ou personnes jusque-là ignorés, même par Daphné [...]. Elle ne s'est pas penchée uniquement sur les familles Busson et Duval, ni sur les verreries où elles ont oeuvré, mais également sur d'autres familles verrières de la région, les Cherbon, BROSSARD, Deméré et bien d'autres, ainsi qu'une dizaine de verreries dans les régions citées.    
 


   Comment une Américaine née à Boston, dans une famille de scientifiques (son grand-père paternel était professeur de zoologie et a établi une classification des mammifères de l'Amérique du Nord, son père professeur de génétique et sa mère historienne) a pu s'intéresser à cette histoire attachante ?
   Ses parents ayant quitté Boston pour s'installer à Seattle où ils vivent toujours, Anne HALL a donc passé une partie de son enfance et de son adolescence à Seattle. Lorsqu'elle avait onze ans, la famille a passé une année à Genève, en Suisse, et c'est là qu'elle a appris le français. Elle a entrepris des études de lettres, a passé une licence, une maîtrise et un doctorat en anglais et en français. Pour terminer son doctorat, elle est venue enseigner en France, à la Faculté de lettres de Tours, puis à celle d'Aix-en-Provence.
   Sa thèse de doctorat portait en partie sur Michel Leiris et son intérêt pour Peter Ibbetson de George du Maurier, puis elle a lu Les souffleurs de verre et a constaté les différences existant entre les deux histoires d'une même famille, d'où son intérêt pour rechercher la vérité en entreprenant l'écriture d'un livre sur ce sujet. [...] 


   Outre la lettre de Sophie Duval figurent dans ce livre nombre de documents inédits tels qu'une préface de Tessa Montgomery, fille de Daphné du Maurier [...], un avant-propos de Daphné à son ouvrage Les souffleurs de verre, un entretien autobiographique de George du Maurier et bien d'autres.
   En conclusion, cet ouvrage doit se retrouver dans la bibliothèque de la lectrice ou du lecteur qui s'intéresse à la généalogie, de celle ou de celui qui s'intéresse à l'art du verre et du cristal et de celle ou de celui qui s'intéresse tout simplement à l'histoire dans tous ses domaines, c'est bien le portrait-type de l'adhérent ou du sympathisant de GenVerrE, non ? 

 

     Cahiers percherons, n° 185 
     1er trimestre 2011
     Compte-rendu de Bernard Malcor
     [extrait]
   Anne Hall a relevé toutes les contradictions et les erreurs commises par George et Daphné [du Maurier]. Elle a retrouvé toute l'histoire de leurs ascendants, celle avouée et celle moins avouable. Dans son ouvrage extrêmement documenté, abondamment et superbement illustré, elle lève les voiles de l'énigme des liens des Busson anglais avec leurs cousins français. C'est un livre de fond, dans lequel le chercheur pourra aller puiser des renseignements certifiés. Il faut le lire avec attention. Pour éviter le côté parfois un peu sec des relevés d'état civil nécessaires à la justification de ses généalogies, Anne Hall les accompagne d'anecdotes illustrant la vie de ses personnages, comme notamment le fameux mouvement des taxateurs à la Révolution dont un Busson fut l'instigateur
. [...]

Dans le numéro de "La Province du Maine" du 2e semestre 2010, René PLESSIX, directeur de la publication, propose un compte-rendu exhaustif du livre d'Anne Hall. Extraits...

Tout lecteur des "Souffleurs de verre" sait que Daphné du Maurier, romancière britan-nique disparue à 82 ans l'année du bicentenaire de la Révolution, événement mar-quant dans l'odyssée fami-liale, s'y inspire très large-ment de l'histoire de ses an-cêtres verriers dont elle re-cherche les traces. Née aux États-Unis, arrivée en France en 1995 comme lectrice d'anglais à la Faculté des lettres de Tours, Anne

Hall préparait une thèse sur quatre oeuvres littéraires dont "Peter Ibetson" du romancier anglais George du Maurier, grand-père de Daphné, lui aussi parti sur la piste de ses ancêtres dans ce livre. La comparaison des deux ouvrages, divergents sur bien des points, excite sa curiosité. Où se trouve la vérité entre l'aïeul qui prétend descendre d'une famille aristocratique, et la petite-fille qui n'y trouve que des verriers habiles engagés dans une ascension sociale mais  sans rapport, autre que d'affaires, avec les gentilshommes verriers ? Pour la découvrir Anne Hall entreprend une vaste enquête, presque policière [...]



[...] sans délaisser la confrontation entre les réalités historiques qu'elle découvre et les fictions ou approximations littéraires, Anne Hall pénètre dans la nébuleuse des Cherbon à La Morellerie, proche de Gizeux; à Vaujours à Chouzé-sur-Loire — toutes deux dans l'actuel département d'Indre-et-Loire — à La Pierre.
[...] 
Au début des années 1740 Mathurin [Busson] arrive comme commis à Vaujours, quatre ans plus tard il devient directeur à Chérigny, et rencontre, dans le village tourangeau voisin de Saint-Christophe, Madeleine Labbé, fille de Pierre avocat et huissier audiencier au grenier à sel de Château-du-Loir. Il l'épouse le 18 septembre 1747. À l'automne 1760, avec deux associés, il prend à bail la verrerie de La Pierre puis, avec son épouse, une maîtresse femme qui en poursuit l'exploitation après sa mort, celle de Montmirail.
Ce bref résumé, qui ignore le dernier chapitre consacré, sous le titre de Châteaux en Espagne, aux mythes élaborés par George du Maurier, cherche à montrer la richesse d'un livre qui adopte un angle d'approche original. Avec persévérance Anne Hall interroge toutes les sources disponibles, et notamment les registres paroissiaux qui lui fournissent les renseignements généalogiques et une partie des relations sociales au sein desquelles évoluent ses ancêtres. De façon alerte et plaisante autant que sérieuse, d'une écriture maîtrisée et tendue en permanence vers l'objet étudié, elle parcourt cette zone aux confins de l'Anjou, du Maine et de la Touraine et fournit brillamment un apport fondamental à un domaine encore peu connu.




 


Prix de vente public : 25,00 € TTC