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Chronique des Cavaignac
Pierre GIVAUDON

Volume 1 "Jean-Baptiste"

Exilé à Bruxelles

   En arrivant à Bruxelles la première préoccupation des exilés fut de se loger et, pour la majorité d’entre eux, de trouver le moyen de vivre. Nous retrouvons ici une patrie. Nous nous occupons d’organiser un petit ménage. Nous n’avons que ce moyen de dépenser le moins possible, écrivait Jean-Baptiste et il demandait que les lettres lui soient adressées au nom de monsieur Lalande 1144 rue de la Montagne-du-Parc. Tout est cher ici, envoyez moi du linge de table et deux ou trois couverts. Après la rue de la Montagne-du-Parc, Jean-Baptiste eut une adresse chez un monsieur Piqué, au fond de l’étang d’Aterbeck, près de Bruxelles. L’installation devait être très simple : Mon logement me coûte moitié du dernier. J’y suis si modestement que je ne l’indique à personne [...], ma dépense va à près de 120 f par mois [...]. Mon frère de Bordeaux ne daigne pas me payer la moindre chose de ce qu’il me doit. À partir de mai 1817 il s’installa chez monsieur Anciaux rue de l’Empereur n° 836, chez qui il resta plus longtemps. Pour des raisons de discrétion son courrier était toujours adressé à monsieur Lalande et acheminé soit par un porteur sûr, soit par la poste et, dans ce cas, il recommandait à Juliette d’aller le porter à la poste centrale.

   Cathédrale Sainte-Gudule, Bruxelles.

   Cahin caha la vie des exilés s’organisa. L’entraide fonctionna en faveur des plus démunis. Tel fut le cas de Roubaud et de Savornin, que Choudieu signala à Jean-Baptiste dans une lettre du 15 avril 1816 : Un de nos anciens collègues [Roubaud] qui paraît être sans moyens d’existence est venu me prier de faire connaître sa position à ceux de nos compagnons d’infortune qui sont moins malheureux que lui [...], c’est à toi que je m’adresse pour me seconder dans cette entreprise [...], la considération dont tu jouis et l’amitié dont chacun d’entre nous s’empresse de te donner des preuves me font espérer un succès complet [...]. Si chacun de nous faisait un léger sacrifice proportionné à ses facultés, nous sauverions du désespoir non seulement Roubaut, mais encore un autre collègue que je sais être presque aussi malheureux que lui [Savornin].

   Lettre de Jean-Baptiste à sa fille Caroline


Prix de vente public : 39,00 € TTC