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Chronique des Cavaignac
Pierre GIVAUDON

Volume 2 "Juliette"

Godefroy en clandestinité [1834]


   Entre le 14 avril et le 14 juillet 1834 le gouvernement fit arrêter 2 000 suspects. Armand Marrast fut arrêté à La Tribune dès le 13 avril. Mais où était Godefroy ? Juliette le savait certainement, mais elle ne dit rien. D’ailleurs elle continua à subvenir à ses dépenses et à payer ses dettes. A partir des premiers jours d’avril, où il n’a plus demeuré chez nous, le total des mois comprend non seulement l’argent de sa poche, mais tout ce qui a été dépensé pour lui, excepté son entretien.

             Godefroy Cavaignac

Le 28 mai. G. est en sûreté et à l’abri de leurs atteintes. Je ne doute pas qu’ils eussent bien désiré le tenir, non qu’ils le croient coupable, ils savent trop bien qu’il ne l’est pas [...], mais ils mesurent leur haine à la loyauté, au dévouement, à l’énergie du caractère et, sous ce rapport, notre pauvre G ne l’a que trop bien méritée. C’est l’habitude des gouvernements de nommer conjuration l’expression de l’indignation et du dégoût qu’ils inspirent.

Le 16 septembre. Ton frère est en sûreté et maître de son avenir, puisqu’il est libre. Voilà le point essentiel. Tu le connais assez pour savoir [...] combien il trouverait pénible de ne pas partager le sort d’Auguste [Guinard] d’abord, de quelques autres encore par affection et de tous par la noblesse de son caractère et sa position dans le parti. Son cas à lui est exceptionnel, puisqu’il n’a pas été arrêté le 12 avril comme le reste du Comité. Tu comprendras donc la résolution qu’il devra prendre dans un sens ou dans l’autre [...]. Je suis encore rue du fbg. Montmartre n° 69 ; cet appartement est beaucoup trop cher.

             Godefroy Cavaignac fut carbonaro

Le 17 octobre. Comment pourrais-je te renseigner lorsque nous ne le sommes pas nous-mêmes ? [...] Ils sont embarrassés de leur complot [...]. L’envie de juger, de condamner ne leur manque pas, mais la matière manque [...]. Je vois Auguste fort tranquille. Tu sais comme ils l’ont traité. Se figure-t-on Guinard garrotté, maltraité, frappé comme un malfaiteur ? Guinard, le second tome de ton frère en noblesse de cœur et en dévouement.

Fin 1834.
L’amnistie paraît décidée. Nos républicains s’en désolent [...]. Il y a quelque chose d’amer à être amnistié par Philippe et compagnie. Il n’y eut pas d’amnistie. Dès le mois d’octobre une ordonnance royale avait prescrit à la Chambre des pairs de se constituer en Haute Cour de justice et de préparer le procès des prisonniers les plus importants.

 
Masque mortuaire et tombe de Godefroy Cavaignac


Prix de vente public : 39,00 € TTC