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Chronique des Cavaignac
Pierre GIVAUDON

Ce qu'ils en pensent

   La revue du CERB (Centre d'Études et de Recherches sur le Bonapartisme) a inséré une note de lecture relative à la "Chronique des Cavaignac". 
En voici les principaux extraits.

   En trois volumes bien illustrés, l'auteur Pierre Givaudon, marié à une descendante de la dynastie Cavaignac, dresse l'histoire mouvementée d'une famille, les Cavaignac, mêlée de près à la vie politique de la France.
   Le premier volume amorce l'itinéraire de Jean-Baptiste Cavaignac, conventionnel régicide qui fut envoyé en mission à Mascate sous le Consulat, servit Joseph Bonaparte puis Murat à Naples sous l'Empire et, fidèle à la Révolution et à Napoléon, mourut exilé à Bruxelles après Waterloo.
   Le deuxième volume nous fait connaître Godefroy, carbonaro, animateur de sociétés secrètes, et son frère le général Eugène Cavaignac, chef du pouvoir exécutif dès juin 1848 après avoir réprimé l'insurrection ouvrière, et surtout adversaire malheureux du Prince Louis Napoléon Bonaparte à l'élection présidentielle du 10 décembre 1848.
   Enfin, le dernier volume nous amène vers le second Godefroy Cavaignac, fils d'Eugène, député républicain, président du conseil général de la Sarthe et ministre sous la Troisième République.
   L'épopée familiale rencontre donc souvent la route des Bonaparte. L'analyse des archives privées — et notamment de quelque 10 000 lettres échangées pendant plus d'un siècle entre les membres de la famille et leurs proches — donne une cohérence au récit tout en apportant de multiples détails inédits à la vie des personnages pris dans la tourmente de l'histoire de France.
[...]


Conventionnel régicide, préfet en 1815 : deux péchés impardonnables par les rois de la Restauration.

 

 

 Nous relevons avec plaisir le compte-rendu suivant dans la rubrique "Guide-livres" de la revue L'Histoire [numéro 361, février 2011], p. 108 :
  Clan Cavaignac 
   Par esprit de famille, les Cavaignac, génération après génération, ont conservé les lettres qu'ils avaient échangées parfois quotidiennement entre eux et avec leurs relations. Ce sont ainsi 10 000 lettres qui ont été lues, classées et analysées et qui font l'objet d'une publication partielle en trois volumes, 1789-1829, 1829-1849, 1849-1914, dont les extraits sont encadrés par des commentaires très précieux pour le lecteur.
   Cette correspondance fournit, en effet, un étonnant éclairage sur la société bourgeoise du XIXe siècle vue dans son intimité, ses préjugés, sa conception de la vie privée et de la vie politique. En outre, étant donné les carrières des Cavaignac (du conventionnel régicide au ministre de la IIIe République en passant par l'un des artisans de la révolution de 1830, conquérant de l'Algérie et adversaire de Louis-Napoléon en 1848), elle constitue une chronique de la vie politique du XIXe siècle.
   Cette publication est un témoignage passionnant et exceptionnel dont les historiens spécialistes tireront le meilleur parti.



   Quand Pierre Givaudon, X 1950, a présenté à la Sabix ce beau livre sur les Cavaignac, il nous avait indiqué qu'il continuait à travailler sur des "archives Cavaignac" détenues dans sa famille et qu'il terminait la rédaction d'un livre à partir de leur exploitation. Cet ouvrage est sorti en librairie en 2010 : notre ami Pierre a pu le voir achevé avant son décès, et il nous semble utile d'en dire quelques mots en prélude à l'article préparé pour la Sabix.
   C'est aux Éditions du Cherche-Lune que sont parus les trois tomes de la Chronique des Cavaignac. L'ouvrage y a été préparé avec un grand soin : format carré plaisant, mise en pages réussie, illustrations bien choisies, annexes et références précises. Et, avant tout, un contenu exceptionnel : la présentation de l'histoire d'une intéressante famille, réalisée essentiellement à partir de centaines de lettres espacées sur plus d'un siècle : 1789-1914.
   Pierre Givaudon explique avec trop de modestie qu'il s'est contenté de transcrire avec fidélité tout ce matériau, le reclasser, en expliciter certains contenus, en vérifier les dates et les circonstances. Il fit bien plus, utilisant chacune de ces lettres comme la pierre d'un véritable monument. Aussi cette Chronique met en scène, jour après jour, des individus qui figurent dans les livres d'histoire, avec leurs parcours, leurs ambitions, leurs professions de foi politiques comme leurs manœuvres, leurs étonnements devant les événements ou les pays et leurs décisions parfois contestables. Mais l'auteur se garde bien de juger ; il nous donne les éléments pour comprendre
. [...]
    [...]
article et livre éclaireront également avec une précision parfois amusante des pages de l'hisoire de l'École polytechnique, ses concours, son enseignement, le type de carrières qu'elle procurait au XIXe siècle.
   Merci Pierre pour ce cadeau.
  
Christian Marbach





   Le 25 novembre 1905, deux mois après le décès de son époux, Blanche, sa veuve "ensevelissait dans un coffre tous les papiers de famille et, dans une lettre, en interdisait l'ouverture à ses enfants mais laissait pleine liberté à ses petits-enfants. Après le décès de leur mère, mari d'une de ses petites-filles, désormais dépo-sitaire de ces "archives", Pierre Givaudon s'est, avec elle, attelé à leur découverte.

René Plessix, président de la Société historique de la Province du Maine, a fait un compte-rendu très détaillé et solidement argumenté de la Chronique des Cavaignac, dont quelques extraits suivent.

   Une multitude de lettres — environ dix mille —  échangées entre membres et proches d'une même famille, voire relations, constituent ce "fonds". Pierre Givaudon, au cours de longues années les a déchiffrées, classées, organisées. Toutes ne présentent pas le même intérêt mais constituent la trame d'une histoire familiale qui côtoie ce qu'il est convenu d'appeler la "grande histoire". Pierre Givaudon une fois la sélection indispensable effectuée, s'efface et laisse le plus souvent la parole aux Cavaignac. Les Éditions du Cherche-Lune — quelques bénévoles très compétents — l'ont aidé pour la publication qu'elles assument sous la forme de trois volumes indissociables.
   Après avoir résumé la teneur des deux premiers volumes, René Plessix poursuit :
   Avec le troisième volume "3e période 1849-1914. Ourne", l'intérêt du lecteur sarthois grandit. Eugène Cavaignac, un temps chef du gouvernement provisoire, interné à Ham après le coup d'État du 2 décembre 1851, rapidement libéré après le plébiscite des 21 et 22 décembre, épouse Louise Odier. Mis à la retraite sur sa demande en 1852, père d'un petit Godefroy l'année suivante, il acquiert le château d'Ourne, en Flée, en 1856 et y meurt subitement le 28 novembre 1857. [...] les documents leur vie commune comme ces jours dramatiques d'une autre lumière. Il en va demême de la jeunesse de Godefroy, de ses études, de son amour pour Blanche Mojon, de leur mariage..., de leurs relations avec le docteur Henri Lemonnier, maire de Château-du-Loir, de son élection au conseil d'arrondissement, de son entrée au conseil d'État, puis dans la vie politique comme député. La campagne électorale de 1882 prend une autre couleur quand la correspondance renseigne sur l'action des notabilités locales, le retrait du docteur Charbonnier, maire de Saint-Calais, en revanche elle ne parle guère de sa première participation au gouvernement comme sous-secrétaire d'État à la Guerre. Nouvelle campagne électorale pour les élections cantonales de 1886, année où il devient maire de Flée, qui lui ouvrent le conseil général comme représentant du canton de La Chartre-sur-le-Loir. La correspondance révèle quelques jugements peu amènes envers certains membres de l'assemblée départementale. [...] Son engagement antidreyfusard et son adhésion à La Patrie française assombrissent la fin de sa vie politique tandis que la maladie l'affaiblit. Une congestion cérébrale l'emporte le 24 septembre 1905. [...]
P. Givaudon, qui avait accepté de participer au colloque consacré au conseil général et qui s'est éteint, victime d'une leucémie foudroyante, le 8 décembre 2010, met avec ces trois volumes à la disposition de ses lecteurs des documents exceptionnels pour l'histoire de trois grandes figures de l'histoire nationale et, dans le troisième, pour celle de ce département durant de longues années de la Troisième République.
    Il éclaire aussi la société bourgeoise dans son intimité, ses préjugés, sa conception de la vie privée et de la politique du XIXe siècle. C'est dire qu'il fournit, dans cet ouvrage qu'il a vu publier un témoignage rare et fort intéressant, puissent ces lignes l'avoir montré. C'est dire qu'en toute logique, ces trois livres méritent de retenir l'attention d'un large public.

 

     

 

Revue "La jaune et la Rouge", août-septembre 2011. Extrait du compte-rendu de Cristian MARBACH.
   Pierre Givaudon est décédé il y a quelques mois. iI venait d'achever un travail considérable sur la famille Cavaignac, à laquelle appartient son épouse, en classant et exploitant un imposant ensemble d'archives dont elle est dépositaire. Aussi, avant de nous quitter, a-t-il pu tenir entre ses mains les trois tomes de la "Chronique" dont il est le conteur.
   C'est aux Éditions du Cherche-Lune que sont parus les trois tomes de la "Chronique des Cavaignac". L'ouvrage y a été préparé avec un grand soin : format carré plaisant, mise en pages réussie, illustrations bien choisies, annexes et références précises. Et avant tout, un contenu exceptionnel : la présentation de l'histoire d'une intéressante famille, réalisée essentiellement à partir de centaines de lettres espacées sur plus d'un siècle : 1789-1914.
   Dans son avant-propos, Pierre Givaudon explique avec trop de modestie qu'il s'est contenté de transcrire avec fidélité tout ce matériau, le reclasser, en expliciter certains contenus, en vérifier les dates et les circonstances. Il fit bien plus, utilisant chacune de ces lettres comme la pierre d'un véritable monument. Aussi cette "Chronique" met-elle en scène, jour après jour, des individus qui figurent dans les livres d'histoire, avec leurs parcours, leurs ambitions, leurs profession de foi politiques comme leurs manœuvres parfois subalternes, leurs étonnements devant les événements ou les pays et leurs décisions parfois contestables. Mais l'auteur se garde bien de juger les abus de la Révolution ou de la Restauration, les causes ou les conséquences de la conquête de l'Algérie, les ratés de la Seconde République, commencée dans l'utopie, les raisons du coup d'État de Napoléon III, le drame de l'armée confrontée à l'affaire Dreyfus ; il se contente de nous donner les clés pour comprendre comment réagirent ses personnages.
[...]
   Les trois tomes de l'ouvrage mêlent avec une vérité alerte événements historiques, péripéties familales, mariages d'amour, disputes patrimoniales ; ils nous présentent des personnages célèbres à redécouvrir et des seconds rôles plaisants ; ils éclaireront également avec une précision parfois amusante des pages de l'histoire de l'École polytechnique, ses concours, son enseignement, le type de carrières qu'elle procurait au XIXe siècle. 



 

 

 


Prix de vente public : 39,00 € TTC