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La commanderie d'Arville
Pierre FAUCHON

Bonne page 1

 

La commanderie templière

Dès le XIIe siècle…

   Peu après que le concile de Troyes, en 1128, ait consacré l’institution de l’ordre du Temple et arrêté la première règle de celui-ci sur les indications de Bernard de Clairvaux, une petite troupe de chevaliers emprunta l’antique chemin de César qui traverse les baronnies du Perche-Gouët pour se rendre dans le pays d’Arville et y prendre possession au nom de l’ordre du Temple d’un domaine dont le seigneur de Mondoubleau venait de lui faire don. Ce seigneur devait être Geoffroy III, vicomte de Châteaudun, époux d’Héloïse de Mondoubleau. Le premier maître de cet établissement fut un certain Guillaume d’Arville qui figure dans une charte de Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou de la même époque. Ce n’était alors qu’un pauvre pays, faiblement ondulé, couvert de bois et de landes, hanté par les sangliers, les cerfs et autre gent sauvage, avec, à l’occasion, des loups venant semer la terreur mais évitant de se rencontrer avec les paysans, menant ici ou là de maigres troupeaux de cochons ou de chèvres, à la glandée ou aux châtaignes. Le silence de ces lieux n’était troublé, rarement, que par l’olifant du seigneur de Mondoubleau, venu par Saint-Agil mener sa chasse au long des rives du Couétron. 



   Cette vallée, éloignée de plus de trois lieues de son château, se prêtait mal à une exploitation quelconque, et c’est donc sans beaucoup de regret qu’il l’avait échangée, contre le salut de son âme, et peut-être quelques autres avantages au profit de cet ordre, déjà prestigieux, dont les faits d’armes en Terre Sainte enchantaient les veillées. L’autorité de cet ordre des « pauvres chevaliers du Christ », depuis peu dénommés Templiers, du nom de leur établissement à Jérusalem, étendait son autorité de jour en jour, indépendante de toute allégeance féodale, ou même royale, ne se réclamant que d’une autorité papale lointaine et ne reconnaissant d’autre maître que le Seigneur Dieu lui-même. Sitôt reconnues les limites de leur nouveau domaine, les chevaliers, assistés de leurs écuyers, de leurs servants et des quelques serfs attachés à cette terre, entreprirent de bâtir un nouveau village, placé naturellement sur les bords de la rivière et contrôlant le chemin de Chartres à Vendôme. [...]

 


Prix de vente public : 20,00 € TTC