Le livre, la culture, l'histoire
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La commanderie d'Arville
Pierre FAUCHON

Bonne page 2

 

Un établissement rural avant tout

   Beaucoup plus récents, et de plusieurs siècles, sont les autres bâtiments subsistant actuellement et qui perpétuent ce qui fut à l’origine une « commanderie », appellation générique de ces établissements ruraux des ordres de chevalerie soumis à l’autorité d’un supérieur dénommé commandeur.

   Le plus important de ces ouvrages, aujourd’hui encore très bien conservé, est une vaste grange appartenant à la catégorie de celles dénommées « dîmières » parce qu’on y entassait les produits de la dîme, redevance en nature apportée par ceux qui en avaient l’obligation, c’est-à-dire les serfs exploitant les terres du domaine, dont certaines pouvaient en être assez éloignées. Selon la formule de Régine Pernoud : le véritable trésor des Templiers, c’était l’élevage des chevaux et l’accumulation des grains. Ce n’est que beaucoup plus tard que les bénéfices des opérations financières réalisées par l’ordre à la faveur de son organisation géographique vinrent compléter substantiellement ces trésors.

   Autour d’un grand espace ouvert étaient implantés les divers bâtiments nécessaires à la résidence et à l’exploitation, au premier rang desquels des étables et écuries correspondant à des activités d’élevage, en particulier de chevaux, activité qui devait prendre au fil du temps une importance grandissante, comme on le verra. On ne s’en étonnera pas si l’on se souvient de la nécessité des montures pour le transport des hommes nobles, la traction des charriots et surtout de l’exportation de ces chevaux vers la Terre Sainte où ils étaient indispensables, le cheval local de type arabe n’étant pas assez robuste pour transporter des hommes revêtus d’armures. La cavalerie templière était réputée pour son efficacité et ses exploits, se couvrant de gloire par exemple au siège de Damiette en 1218. Ce n’est pas un hasard si l’image emblématique du Templier représente deux chevaliers juchés sur la même monture. 



   Les autres constructions étaient évidemment en correspondance avec les précédents : ateliers pour la forge et les autres activités artisanales associées en un temps où tout était produit sur place, et naturellement lieux d’habitation des servants et de leurs familles, accompagnés de tout ce que nécessite la vie d’une petite communauté (boulangerie, moulin, boucherie, jardinage, etc.). [...]


Prix de vente public : 20,00 € TTC