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La commanderie d'Arville
Pierre FAUCHON

Bonne page 4

L’élevage du cheval

   À partir du transfert de la commanderie à l’ordre de Malte, la vie de la commanderie se partagera, pour l’essentiel, entre les travaux d’une exploitation agricole attentivement gérée et les activités plus nobles liées à la position seigneuriale du commandeur. Les archives conservées en France ou à Malte témoignent de cette gestion par l’établissement régulier de rapports d’inspection. Ils nous permettent en particulier de mesurer l’importance des activités d’élevage. Le terrier de 1694 présente un intérêt exceptionnel puisqu’il nous apprend que deux écuries existaient à la commanderie, l’une "à tenir dix chevaux", l’autre "à tenir cinquante chevaux". Cette précision, dans un document qui se caractérise en général par la précision des informations montre clairement que notre commanderie, en tout cas à la fin du XVIIe siècle, n’était pas seulement une exploitation agricole importante – celle qui justifiait une écurie de dix chevaux – mais un véritable « haras » car la capacité d’accueillir cinquante chevaux prouve une activité d’élevage de caractère professionnel, une telle « cavalerie » ne pouvant s’expliquer uniquement par les besoins de relais éventuels, certes importants à cette époque, mais surtout sur les grandes voies de circulation, ce qui n’était pas le cas d’Arville.

   Quels types de chevaux ? Plusieurs hypothèses se présentent qu’il faut peut-être additionner : chevaux de cavalerie militaire, chevaux de trait agricole, « carrossiers », montures individuelles.

   Quelles races étaient représentées ? Ici encore, on doit se borner à des hypothèses en se souvenant du fait que les Templiers avaient ramené des chevaux du Proche Orient, donc de type arabe, que l’invasion de 732 avait elle-même laissé dans le Sud-Ouest des chevaux berbères du type « barbe », enfin et surtout que nous sommes en plein territoire percheron. 
   Qui dit cinquante à soixante chevaux, dit du même coup, activités liées à un tel élevage : charrons, maréchaux-ferrants, bourreliers, selliers, palefreniers, devaient former le plus gros de la population habitant la commanderie. On comprendra que nous ayons aujourd’hui à cœur de réintroduire ici le cheval et les activités équestres. [...]


Prix de vente public : 20,00 € TTC