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La "belle Dame" de Fréteval
Apparitions de la Vierge (5 mai-15 août 1873)
Jean-jacques LOISEL

Bonne page 6

Sassay, 1873 : 
d'autres apparitions en Loir-et-Cher


   En 1873, les apparitions de Fréteval ne furent pas un cas unique du genre, même en Loir-et-Cher. Les Archives diocésaines de Blois conservent une chemise portant le titre : « Notes de M. de Montenay sur les prétendues apparitions de Sassay en 1873 (trouvé dans les papiers de M. le chanoine Gombault, mort à Blois le 10 novembre 1947) ». Ce texte est l’unique document connu sur le sujet. Parfois plus griffonné que rédigé, il est assez difficile à décrypter. Toutefois, il permet de restituer l’essentiel du phénomène.

Sassay et sa modeste église

   M. de Montenay se rendit à l’église de Sassay jeudi 12 juin, jour de la Fête-Dieu et de la communion solennelle dans le village. Le curé lui fit le récit surprenant d’une apparition qui s’était produite la veille. C’était donc le mercredi et les petites filles se confessaient en prévision du lendemain. À un moment, une image apparut à plusieurs d’entre elles, au-dessus de la chaire ; il en sortit un petit globe blanc qui alla s’émietter sur le tabernacle. Rapportant cette vision au curé, elles dirent que ce devait être l’âme d’Adèle Boucher, une fillette de l’hospice récemment décédée et qui avait fait sa première communion avant de mourir…
   Le jour de la première communion, vers la fin de la messe, sur 34 enfants 32 virent Adèle en communiante, un cierge à la main, robe blanche et ceinture bleue. Elle alla se placer sur la chapelle de la Sainte Vierge, au-dessus de l’autel ; puis elle s’effaça derrière la statue de Marie pour signifier qu’il faut prier directement Marie. Alors apparut une autre figure : Oh ! Qu’elle est belle et très mignonne ! C’est la Sainte Vierge, elle a l’enfant Jésus sur ses bras ! La vision était collective. La Vierge portait robe blanche, ceinture blanche attachée par derrière, voile blanc, très léger. Couronne de marguerites blanches, cheveux blonds-châtains, épais sur le front et ondulants. Pieds sur un coussin richement brodé ; yeux bleus, joues roses […]. L’enfant Jésus : robe blanche, cou découvert, cheveux peu longs, blonds et bouclés, yeux bleus, joues roses ; couronne comme la Sainte Vierge, et pieds sur le tabouret, en avant du mur.
   On s’empressa d’allumer des cierges. Alors, une nouvelle apparition se produisit, très brillante cette fois. Alerté, le curé se rendit à l’église. Si les enfants faisaient des prières d’actions de grâce, la Vierge les accompagnait d’un signe d’assentiment. Deux fillettes se firent vite remarquer par leurs jeux de physionomie : Victorine Cellier et Marie Robin. Mais que venait donc faire Marie dans cet obscur village ? On lui demanda si elle voulait quelque chose en venant ainsi jeudi dans cette église de Sassay : elle changea de place et monta sur la fenêtre près d’elle ; on ne la voyait pas tout entière. Il semblait qu’elle fût derrière le mur et qu’on l’apercevait seulement en partie derrière les carreaux. On n’entrevoyait que la tête, une partie du corps et le bras droit. Elle traça des lettres, dirent les enfants. Les lettres écrites furent recueillies par le curé et le comte de Montenay : « Pardonnez, priez, pécheurs. » [...]


Prix de vente public : 26,00 € TTC