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Brévainville
Un village entre Dunois et Vendômois
Gérard MARMION

Bonne page 5

De la moisson au battage


D'abord, la bauge...

   Depuis longtemps, une entreprise de battage existait à Brévainville, exploitée par M. Hermelin. Certes, le matériel n’était pas encore très performant et pas moins d’une bonne vingtaine de personnes étaient employées pour ce travail pénible qui se déroulait en plus dans un environnement de poussière quasi-irrespirable. L’ensemble mécanique de la batteuse était actionné grâce à une longue et lourde courroie reliée à une locomobile qui assurait la traction. Cette chaudière à vapeur, alimentée par des briquettes de charbon, dégageait de son tuyau une fumée noire chaque fois que le chauffeur chargeait le foyer de la "gourmande". De puissants attelages, constitués de trois où quatre chevaux, étaient utilisés pour assurer le "décalage" pour déplacer les deux lourdes machines et leurs accessoires de ferme en ferme et de meule en meule.


Ça y est, la moisson est rentrée !
 
   Cette méthode de battage se prolongea de nombreuses années encore avant que M. et Mme Avrain ne prennent la succession de l’entreprise. Ils achetèrent des batteuses plus modernes équipées d’engrenages automatiques, de monte-balles (la balle est l’enveloppe des grains) et aussi de lieurs pour la confection des bottes de paille calibrées (beaucoup plus tard des presses à ballot furent utilisées).
   Avant la seconde guerre mondiale, les tracteurs firent leur apparition et remplacèrent petit à petit les locomobiles et les attelages. En effet, ces puissants engins fabriqués à Vierzon, ces fameux « Société Française », en plus d’assurer la rotation des axes de la batteuse, pouvaient déplacer tout le matériel de battage d’un client à l’autre.
   Pendant la période d’occupation allemande de 1940 à 1944, les locomobiles déjà plus ou moins supprimées, ne pouvaient pas fonctionner par manque de charbon. Le carburant pour les tracteurs étant contingenté en quantité insuffisante, une solution fut trouvée, qui résolut en partie le problème : l’invention des moteurs électriques, spécialement ajustés sur des remorques. Il était naturellement indispensable qu’une ligne passe à proximité du lieu de battage, ce qui n’était pas le cas dans certains écarts de la commune, puisque le réseau électrique n’était pas encore installé.


Elle va tout avaler, la moisson et la batteuse.


Prix de vente public : 23,00 € TTC