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Brévainville
Un village entre Dunois et Vendômois
Gérard MARMION

Bonne page 7

Naissance d'une nouvelle école

   Les premiers travaux commencèrent à la fin de 1935. L’architecte choisi était M. Marcot. Le gros œuvre et la maçonnerie furent confiés à l’entreprise Martin, de Sainte-Radegonde (Indre-et-Loire). Les établissements Matet, de Tours, se chargèrent d’installer le chauffage central. Pierre Lechaux, de Vendôme, réalisa des travaux de plâtrerie, l’entreprise Leleu et Buffereau la serrurerie, M. Benoît l’aménagement intérieur. Les Établissements Aubert installèrent la partie électrique et l’horloge qui orne la façade. La majeure partie des peintures fut réalisée par l’entreprise générale Lagret et Pitel, de Paris. Enfin, M. Benoît offrit de splendides gravures et collabora ainsi au charme qui caractérise toutes les salles.


Le jour de l'inauguration...

   En 1937, c’est une construction claire et coquette aux parties symétriques et harmonieuses, que sépare de la route, une courette bordée d’un muret, surmonté de grilles peintes d’un joli bleu.


La salle de classe

   À l’aile gauche du bâtiment, se trouve la mairie avec un hall au rez-de-chaussée et une salle au premier étage, éclairée par une large baie donnant sur un balcon de pierre. Les murs sont décorés de deux grands tableaux, évoquant la grandeur et la simplicité de la vie des champs, agrémentant l’effigie du président de la République, Albert Lebrun. Au centre du bâtiment, se trouvent les locaux scolaires : deux classes éclairées chacune par de larges et hautes fenêtres. Entre les deux, des lavabos et une pièce réfectoire aménagée de dépendances pour les nécessités de la cuisine. L’aile droite est consacrée aux logements des institutrices : Mmes Marie-Madeleine Besançon et Madeleine Avrain qui se partagent la noble et délicate mission d’instruire et éduquer en commun les garçonnets et fillettes du pays. 
   Dans les sous-sols, la chaudière à mazout du chauffage central est ensemble très moderne pour l’époque. Alors qu’à l’arrière de l’école de belles cours et des préaux permettent aux écoliers de s’ébattre joyeusement aux récréations, par tous les temps.
   De chaque côté de l’horloge, légèrement plus bas, deux panneaux émaillés indiquent pour l’un, l’école de filles et pour l’autre, celle de garçons. Il semble pourtant que la mixité était respectée, mais dans l’une des pièces étaient installés, à leur pupitre, les plus grands et dans la seconde pièce les plus petits.


Joseph Paul-Boncour et Camille Chautemps à Brévainville

   En 1936, les travaux prirent un peu de retard. En effet le financement ne semblait pas suivre, les subventions promises étaient retardées et, comme c’est souvent le cas, des travaux imprévus s’ajoutaient aux devis. Le maire d’alors s’adressa au député « au chapeau vert », Louis Besnard-Ferron et lui expliqua la situation ; le premier magistrat fut vite rassuré en ces termes exacts : "t’en fais pas mon gars, j’vais en parler à Camille Chautemps" [sénateur], "i’ va débloquer la situation". De fait, très vite, la fameuse subvention fut allouée et les travaux reprirent au maximum. En avril 1937, le groupe scolaire était terminé. 


Louis Besnard-Ferron, le député "au chapeau vert"


Prix de vente public : 23,00 € TTC