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Moisy, un village de Petite Beauce
Les mémoires du retable
Etienne BEAUDOUX

Bonne page 4. Gens de la terre

Pas tous riches les paysans beaucerons !

   Les carcottiers furent nombreux dans le village. Il possède au maximum quelques hectares, en loue quelques autres, possède sa maison, un cheval, une ou deux vaches, mais doit recourir à l’aide d’un laboureur pour les gros travaux1. À Moisy ces bricoleux ou carcottiers au cours du siècle avaient souvent une part de leur activité comme ouvrier à la ferme du Prieuré. Ils pratiquaient la « poly-activité » et leur femme était mise fortement à contribution pour les activités d’élevage. Par exemple le « père Crétois » (1903-1987) avait ainsi quelques champs et deux vaches. Marie-Louise sa femme en avait la charge ainsi que de la basse-cour. Par ailleurs, elle était nourrice agréée pour recevoir à l’année des enfants de Paris (activité très développée dans la région grâce au chemin de fer qui facilitait les transports depuis Paris).
   Les charretiers, « gradés » chez les sans grade.
   Premier charretier, deuxième charretier, une fonction labellisée, donnant des responsabilités quant aux chevaux et aux travaux mais aussi des droits (quand le maître charretier plie son couteau à table, le repas doit être terminé pour tout le monde !). Les charretiers étaient généralement « attachés » à une ferme mais ils pouvaient être embauchés à l’occasion des louées pour une saison (à la Saint-Jean pour les travaux d’été et à la Saint-Michel pour les semailles et l’hiver). Le terme d’été était payé autant que les deux autres.
[...]

   Les gars de la batterie
  Les plus célèbres ont été : « Tatave » (Gustave Bertin) venant de l’Estriverde, il faisait partie de ce groupe permanent de la batterie Il portait les sacs de 100 kg et marchait mieux au rouge qu’au fioul disait-on ! Avec lui, Lucien Moron d’Orme-Guignard et auteur d’une chanson des « gars de la machine » qu’il déclamait fièrement dans les banquets. 


 
         Les gars de la machine
     Refrain
     C’est les gars de la machine
     De la machine à Bediou
     Mon dieu quelle triste mine
     On dirait des voyous.

     (1) Depuis que marche le progrés
     On nous a inventéDes machines, des machines
     Des machines au pas lent
     D’ tous les trimards de France
     Qui les suivent en chantant.

     (2) Quand on entre dans une ferme
     Le maître par d’sus la porte 
     S’écrie en les voyant
     Enfermez les poules, lâchez les chiens
     Ramassez tout c’ qui traîne
     V’là les mécaniciens.

     (3) Quand on a travaillé
     Il nous faut bien manger
     On a un litre pour trois à table
     Et avec ça pas grand festin
     C’est pas tout agréable 
     D’être mécanicien.
[...]

 


Prix de vente public : 24,00 € TTC