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Moisy, un village de Petite Beauce
Les mémoires du retable
Etienne BEAUDOUX

Bonne page 6. L'école

L'école républicaine et laïque

   Avant la séparation de l’Église et de l’État, le conseil municipal était consulté sur les comptes de la fabrique, et à plusieurs reprises le visa positif fût accompagné de demandes de places à l’église pour l’institutrice laïque et ses élèves, sans que la dite institutrice n’aie forcément envie de venir aux offices, mais pour marquer « un droit de banc ».
   Lors de la session d’aout 1890 du conseil municipal de Moisy, le conseil approuve le compte de la fabrique pour l’année 1889 et le budget proposé pour 1891.
   Le conseil profite de cette circonstance pour réclamer de nouveau des places à l’église pour l’institutrice laïque et ses élèves.


   La loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État avait amené des crispations de part et d’autre. Historiquement, le fait que l’école privée soit liée aux « châtelains » d’Orme n’arrangeait pas la situation. Mais l’engagement des représentants de la commune pour l’école laïque était bien faible.


                  L'ancienne école des sœurs

   Les hésitations entre école privée et publique sont apparues à plusieurs reprises au cours du XXe siècle dans les débats municipaux. La présence d’instituteurs militants de la cause laïque, spécialement M. Reverchon instituteur, secrétaire de mairie, puis adjoint et ultérieurement maire et conseiller général, impulse des prises de position plus engagées dans les années 50, et dans les périodes d’affrontements autour de l’école, au niveau national.


La classe de M. Reverchon

   Pour la défense des moyens consacrés à l’enseignement public, dans sa séance du 13 mai 1950, le conseil municipal, "certain de défendre les intérêts des enfants et des familles qu’il représente
   – rappelle, sans nier les nécessités d’une sévère politique budgétaire, que certaines économies sont non seulement illusoires mais dangereuses si elles affectent profondément les besoins primordiaux du pays, au premier rang desquels figure l’éducation nationale ;
   – déclare qu’une compression massive et inconsidérée du personnel enseignant entraînerait rapidement la disparition des œuvres post et péri scolaires."
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Prix de vente public : 24,00 € TTC