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Villerable
Un village se penche sur son passé
Gérard MARMION

Bonne page 8

Alain GAUTHIER

Acte de décès de Pierre Petit

   Le "Livre d'or" des poilus de Villerable
   Pour établir la liste des enfants de Villerable, décédés des suites de la Grande Guerre, j’ai parcouru des documents pour faire rejaillir de la mémoire oubliée les conditions dans lesquelles sont morts ces combattants. Comme dans toutes les communes, le monument aux morts ne signale que certains noms hommes puisqu’il ne comporte que dix-huit noms relatifs à cette période. Or selon la loi qui permet d'y rattacher tous ceux qui y sont nés, y étaient domiciliés, ou avaient des intérêts familiaux pendant ou après la guerre, on peut considérer, sans prendre en considération les éléments factuel de l'époque, que la commune de Villerable a oublié ou omis au moins, quatre de ses enfants. L’autorité militaire elle-même a oublié des combattants décédés, qui remplissaient les conditions pour devenir « Mort pour la France ». D'ailleurs, le Livre d'Or, jamais achevé, ne comporte pour la commune que seize noms.

                                     Acte de décès de Pierre Petit

   Dans le travail de recherche accompli, j’ai recensé1 des actes de décès concernant les militaires, dressés ou transcrits dans la période 1914-1923. Ces actes ont été établis sur le terrain du conflit, souvent à l’arrière du front le jour-même ou plusieurs jours, voire plusieurs mois après le décès. On comprend la difficulté de l’officier d’état civil à vérifier la réalité de la mort, bien qu’il soit toujours entouré de témoins de l’unité du décédé. Les actes transmis par les autorités militaires sont tous recopiés et signés par le maire de cette période, René Nivault. En 1920, c'est le nouveau maire, Émile Roulleau, qui prend la suite. Certains sont en marge d’un autre acte pour semble-t-il se rapprocher de la date, ils sont souvent sommaires et l’on sent des hésitations qui disparaîtront au fur et à mesure des quinze transcriptions. En grande majorité, Ils sont complétés par l’acte véritable, souvent assorti de mentions nouvelles ou rectificatives de l’acte initial, réalisées et soumises, par les services parisiens de l'état major.
   Enfin, à partir de 1919, sont transcrits les jugements liés à la disparition et qui confirment les décès. Ils proviennent tous du greffe du tribunal de Vendôme. La série, qui est dans l’ordre des transcriptions sur le registre, commence par une annotation du décès de Marcel Cuvier, en marge d'un acte de décès du 13 juin 1914. C’est ainsi que nous avons la première manifestation de la réalité de la guerre qui a débuté par la mobilisation générale, et le 3 août, par l'arrivée des futurs soldats dans leurs casernements
. [...]

                 Tombe de Marcel Cuvier                         Monument aux morts
 

 

 


Prix de vente public : 25,00 € TTC