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César de Vendôme
Jean-Jacques RENAULT

La révolte de 1614



                            César de Vendôme, jeune homme


   En temps normal, le duc de Vendôme allait et venait entre l’hôtel de sa belle-mère et son logement au Louvre. Ce 11 février, il vint au Louvre chercher quelque chose dont il avait besoin, nous dit Fontenay-Mareuil. Vivait-il à l’écart depuis le début des événements et commit-il l’erreur de revenir au palais ? La reine le fit arrêter par le capitaine des gardes du corps, Plainville, à la sortie de son propre cabinet. Ainsi, l’un des rares princes qui n’avait pas encore rejoint les rebelles fut-il sanctionné à titre préventif. La reine n’alla pas toutefois jusqu’à le faire conduire à la Bastille ou au donjon de Vincennes. Il fut retenu prisonnier dans sa chambre. Il était gardé en permanence par un exempt des gardes, présent dans la pièce, et par des archers, disposés à la porte. L’exempt et les archers faisaient partie des gardes du corps de la reine. Les conditions de détention comportaient quelques adoucissements : la duchesse de Vendôme, enceinte de plusieurs mois, accompagnait son mari. Ils conservaient des domestiques et la suite du récit nous apprendra qu’ils recevaient même la visite de gentilshommes de leur entourage. En somme, ils étaient en résidence étroitement surveillée. Cette garde renforcée et l’état de la duchesse pouvaient laisser espérer que le duc ne tenterait pas de fuir. En dépit des aménagements de sa condition de détenu, il n’en était pas moins prisonnier, ce qui, après l’épisode de l’exil à Anet en 1612, constituait un degré de plus dans la répression exercée à son encontre.

   Pour autant, cela ne suffit pas à le retenir bien longtemps car il s’évada dès le 19 février : il était resté enfermé une semaine.

 


Prix de vente public : 29,00 € TTC