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César de Vendôme
Jean-Jacques RENAULT

La réconciliation avec Louis XIII (1617-1619)



                   Catherine-Henriette de Bourbon, en 1659


   Après son retour à la cour, le duc connut trois années de relations apaisées avec Louis XIII, à croire que la prise du pouvoir personnel par ce dernier, et la mise à l’écart de la régente, avaient réglé d’un coup tous les différends qui entretenaient les tensions entre le duc et son frère. Un début de confiance s’installa entre les deux hommes, même s’il resta teinté d’une méfiance réciproque. Le roi multiplia les signes de bonne volonté. Il accepta d’être le parrain du fils aîné du duc, prénommé Louis, sans doute en hommage au souverain. Il régla la question du mariage de Catherine-Henriette de Vendôme. S’il n’accepta pas toutes les demandes du duc concernant ses seigneuries et ses charges, il lui permit cependant d’exercer pleinement ses fonctions de gouverneur de Bretagne et, comme pour couronner cette réconciliation, il le fit chevalier du Saint-Esprit, promotion enviée par tous les grands. En retour, le duc soutint son frère lorsqu’il dut entrer en guerre contre sa mère (première guerre de la mère et du fils). Cette confiance retrouvée s’exprima aussitôt le retour du duc puisque, un mois plus tard, il était de retour de Lorraine où, semble-t-il, il s’était rendu pour le compte du roi. On dispose de peu d’informations sur cette mission énigmatique : D’Andilly indique que, le 30 mai, le duc était absent quand tous les grands entouraient le roi et Pontchartrain mentionne le retour de Lorraine du duc, le 7 juin. Cette mission avait-elle un rapport avec les menées d’Épernon dans l’est du royaume, qui commençaient à inquiéter le roi ?


                   Le château des ducs de Bretagne, à Nantes


   Après l’assassinat de Concini, le roi fit garder sa mère au château de Blois. D’Épernon, qui avait pris son parti et s’était réfugié dans son gouvernement de Metz, la fit évader et la conduisit en sûreté dans son gouvernement d’Aunis et de Saintonge. L’escapade rocambolesque eut lieu dans la nuit du 22 au 23 février 1619, la nouvelle parvenant à la cour en fin de journée le 23. La reine rejoignit d’Épernon à Loches, puis se réfugia à Angoulême. Le roi, furieux, voulut immédiatement mener une opération militaire punitive. D’Épernon fut déchu de toutes ses charges dont celle de colonel général de l’infanterie qui alla au duc de Vendôme. Deux partis émergèrent alors dans l’entourage du roi : les partisans de la manière forte, dont le roi, soutenu par Guise, Mayenne, Vendôme et Longueville ; les partisans de la négociation, soutenus par Luynes et quelques ministres. Cette option finit par l’emporter et l’on rappela Richelieu, exilé à Avignon, pour aller convaincre la reine mère d’accepter une solution négociée.

 


Prix de vente public : 29,00 € TTC