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César de Vendôme
Jean-Jacques RENAULT

La cabale des "Importants"

   Mazarin avait choisi les Vendôme contre les Condé car il pensait que cette maison, ayant été persécutée sous Richelieu, apprécierait qu’il contribue à la relever. Beaufort était alors très populaire à la cour, où on louait son courage et sa fidélité en amitié. Par ailleurs, ni Mercœur ni Beaufort n’étaient mariés et le cardinal pensait leur faire épouser ses nièces, afin de contracter une liaison sûre avec ces princes pour se maintenir. Le cardinal n’avait donc aucune hésitation. Il avait déjà montré la voie, avant la mort de Louis XIII, en contribuant à faire revenir le duc à la cour. Il alla plus loin en demandant au maréchal d’Estrées, dans les premiers jours de la régence, d’intercéder auprès des Vendôme pour être admis dans leur parti. Plus lucide que son neveu, le maréchal, qui appréciait le cardinal, tenta d’œuvrer dans ce sens mais sans succès. Les Vendôme refusèrent l’amitié offerte par la haine qu’ils avaient pour tout ce qui avait quelque rapport au cardinal de Richelieu. Selon Mme de Motteville, le duc avait bien perçu l’habileté du cardinal mais il n’en fut pas assez persuadé pour faire ce qu’il fallait pour conserver son crédit auprès de la reine, ayant une trop grande opinion de sa force pour croire au besoin de se lier avec Mazarin. Pour Campion, c’est surtout Beaufort, sur les instances de Mme de Montbazon et par sa propre ambition, qui repoussa les avances de Mazarin et le força à s’appuyer sur Condé.

                      Laure Mancini, nièce du cardinal Mazarin


   L’aveuglement était tel que les Vendôme se déclarèrent bientôt ouvertement contre le cardinal. Lorsque le duc réalisa enfin le parti qu’il pouvait tirer d’un accord avec Mazarin, il était trop tard.

                       Louis de Vendôme, duc de Mercœur

 


Prix de vente public : 29,00 € TTC