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Le donjon résidentiel de Lavardin
vers l’an 1400
Jean-Claude YVARD (†)

Bonne page 2

   L'escalier d'honneur [extrait]

   L'escalier d'honneur du château de Lavardin fut une prouesse. L'intégration d'un ouvrage d'embellissement au sein des vieux logis seigneuriaux de la basse cour (XIIe - XIIIe siècle) demanda - comme pour la vis octogonale du donjon - l'étude d'un maître d'oeuvre (...).

   La façon

   L'irrégularité du plan et la montée des marches ont imposé un système de voûtes, engagées dans les murs : des arcades principales surbaissées, complétées par des nervures secondaires à trois branches convergent sur une clef décorée. Le profil très élaboré des arcs et nervures, joint à une stéréotomie des plus étudiées, confère à l'ensemble un aspect monumental. Tous les parements muraux apparaissent également très soignés, en un bel appareil haut souivent de 0, 42 m (soit un pied un tiers).

   Datation

   Les travaux de l'escalier d'honneur sont assurément postérieurs aux plus notables rénovations du donjon : voûtes sur arcades très surbaissées, emploi d'un grand appareil d'un pied un tiers sont des pratiques de la seconde moitié et de la fin du XVe siècle. D'après A. de Salies, les auteurs attribuent l'escalier d'honneur à Jean VIII, comte de 1446 à 1477. Certes Jean VIII, ancien conseiller de Charles VII (mort en 1461), en disgrâce sous le règne de Louis XI, habita souvent Lavardin, de même que son épouse, Isabelle de Beauvau (morte en 1475), et sa mère la comtesse douairière Jeanne de Laval (morte en 1468).

   Laissons donc au comte Jean VIII l'initiative de l'escalier d'honneur, d'abord parce que, après lui, la résidence fut quelque peu délaissée en faveur de Vendôme, ensuite parce que son successeur François de Bourbon n'avait que sept ans en 1477 et qu'il mourut à vingt-cinq ans, en 1495 (...).