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Les Musset
Vendômois, Blésois, Dunois
Gérard et Catherine ERMISSE

Simon Musset

   Simon, bon bourgeois de Blois, se voit reconnaître par François de Longueville des « droits d’usage noble » dans la forêt de Marchenoir, probablement à cause de son fief voisin de la Courtoisie. S’il n’était pas personnellement noble, du moins ce fief tenu par lui depuis son mariage avec Jeanne de Bonnas était-il noble. Et donc en tant que fief noble, cette terre était en quelque sorte titulaire des « droits d’usage noble » revendiqués et assumés par le mari, roturier, de la dame, qui elle est indubitablement noble, Jeanne de Bonnas. Tradition féodale oblige : c’est le lien féodal entre le fief vassal et le feudataire supérieur qui l’emporte sur le statut personnel. Et par ailleurs, l’homme ayant toujours prééminence sur sa femme, c’est l’homme qui administre le fief et en rend les « devoirs » à son seigneur et non sa femme, si noble soit-elle.

                          Miniature représentant Charles d'Orléans

   Un an plus tard, le 7 avril 1480, Marie de Clèves, duchesse d’Orléans, dont il est un des conseillers proches, le fait comprendre ès qualités comme tous ses conseillers, parmi les personnages exemptés de ban et arrière-ban : on se rapproche là d’un lien plus intime et personnel entre l’homme et le statut noble qui l’oblige normalement à assumer ses obligations nobles lors de la convocation du ban et arrière-ban de toute la noblesse du duché. S’il en est exempté, c’est donc qu’il était compris dans cet « ordre » de la noblesse réuni en formation militaire. Glissement classique et élémentaire… Tout ceci sera vérifié lors des enquêtes de noblesse des xviie et xviiie siècles par d’Hozier, qui ne contestera jamais l’appartenance des Musset à la noblesse d’extraction. [...]

 


Prix de vente public : 29,00 € TTC