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Les Musset
Vendômois, Blésois, Dunois
Gérard et Catherine ERMISSE

Victor Donatien de Musset-Pathay

   Victor, étant de noblesse vérifiée et de fortune médiocre, devient après le collège de Vendôme (1778-1785) « élève du Roi », c'est-à-dire boursier au collège de La Flèche pendant deux ans. Il y est bien noté par les Pères de la Doctrine chrétienne qui lui trouvent même une vocation religieuse sincère, ce qu’il contestera ensuite furieusement. En 1787, lors de son retour à Vendôme, d’après ce qu’en raconte son fils Paul, il y trouva une société nombreuse et aimable de parents, d’amis et de voisins. L’aîné de la famille habitait le château de Cogners, d’autres parents ou alliés demeuraient à Tours, Blois et à Chartres. Vendôme étant le point central, on s’y réunissait souvent pour passer quelques jours ensemble, on voyageait par des chemins affreux ; on faisait bonne chère et on menait le temps gaiement. Tout ce monde-là prenait des mesures pour vivre ainsi le plus doucement possible, sans se douter que l’on fût à deux pas d’un cataclysme politique. Cette relation empreinte de regrets et de nostalgie est enjolivée car écrite en 1879, sous la plume de son fils d’après les souvenirs paternels. C’était, un siècle plus tard, l’image que l’on se faisait chez les Musset des dernières années de l’Ancien Régime : Qui n'a pas connu l'Ancien Régime ignore ce qu'est la douceur de vivre !, disait un Talleyrand vieilli.

   En 1788, à vingt ans, Victor est pourvu d’un canonicat, contre son gré ne cessera-t-il d’affirmer, en particulier dans une lettre qu’il aurait écrite au pape pour obtenir d’être relevé de ses vœux et se marier, lettre demeurée introuvable.

   On a de cette époque un curieux portrait de lui gravé sous la Restauration dans un recueil également très curieux : la « Galerie Napoléon ». Il ne reste chanoine que deux années, car le chapitre cathédral auquel il appartient, est supprimé en 1790.

   Son fils Paul dresse de lui un portrait flatteur. Après avoir évoqué un acte héroïque qu'il aurait commis sous la Terreur pour sauver un noble promis à l'échafaud et rappelé sa carrière professionnelle, il écrit :Jamais homme en place ne se donna tant de peine au service des autres et ne déploya tant d'activité, de persévérance et de courage à secourir et protéger les gens malheureux ou persécutés.



 


Prix de vente public : 29,00 € TTC