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Les Musset
Vendômois, Blésois, Dunois
Gérard et Catherine ERMISSE

Alfred et la Bonaventure

   Lors de sa visite en septembre 1822, Alfred croque avec pas mal de naïveté, ce qui n’est que naturel pour un jeune enfant de douze ans, le manoir vu du moulin de la prévôté en face : on y voit les grands arbres, l’eau de la rivière, le manoir austère et deux femmes bien mises de leur personne portant chapeaux et ombrelles. C’était pourtant l’automne déjà.

   Et ce souvenir chargé de symboles et d’émotions dynastiques est passé de mains en mains parmi les Musset-Pathay, comme une relique sacrée. L’original semble perdu mais le cliché existe encore dans les archives au Mans, dans les papiers de l’abbé Calendini. Comment la photographie maladroite du dessin d’Alfred se trouve-t-elle là ?

   Sa sœur Hermine a fait prendre ce cliché en 1897, pour l’offrir au curé de Mazangé, avec qui elle correspondait. Ce brave curé l’oublia au fond d’un secrétaire ou sur sa table de travail parmi d’autres papiers plus prosaïques. Pire encore, il égara les lettres où la sœur d’Alfred évoquait les souvenirs rapportés par son frère de sa promenade au moulin d’Échoiseau et à la Bonaventure et de son séjour sur la terre de ses ancêtres vendômois. Quel dommage ! Tout est perdu ou presque de ces souvenirs entendus directement de la bouche d’Alfred par sa sœur Hermine, et cela par la négligence de cet abbé peu ordonné et peu respectueux.

   Mais subitement dix ans plus tard, on ne sait pourquoi, notre curé se met à la recherche des lettres et du dessin, et retrouve heureusement la photo du dessin d’Alfred que nous avons ainsi pu avoir entre nos mains en 2008 au Mans. En 1906, il envoie le cliché et une lettre d’Hermine à son confrère Calendini, directeur des Annales fléchoises. Celui-ci le publie dans sa modeste revue savante locale et le laisse publier dans les journaux parisiens à l’occasion du centenaire d’Alfred en 1910. Il est pourtant de piètre qualité mais sa charge émotive est forte. Elle l’est encore plus de nos jours, en l’absence de l’original et ce petit dessin enfantin constitue le témoignage et la preuve de l’intérêt, voire de l’attachement d’Alfred pour le pays de ses ancêtres. À lui seul, il justifie tout notre travail de recherches et le présent livre. [...]

 


Prix de vente public : 29,00 € TTC