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Antoine Yvon-Villarceau
Un savant dans l'ombre des étoiles
Pierre MORALI

Préface de Suzanne Débarbat

   Extraits de la préface de Madame Suzanne Débarbat

   Astronome honoraire à l'Observatoire de Paris

   Le présent ouvrage, aurait pu − aussi bien − être sous-titré Ou comment de musicien on devient géodésien, car il s’agit de l’aventure advenue à un Vendômois né en 1813, élu à l’Académie des sciences, à la Section de géographie et navigation en 1867 et que Pierre Morali fait ainsi connaître.

 

                        Le basson [dessin de Patrice Goré]


   De Vendôme, Antoine, souvent prénommé Yvon − et P. Morali explique pourquoi − débute en musique, en apprenant à jouer du basson. Ayant perdu son père et sa mère, il « monte » à Paris en 1830, devient un apôtre saint-simonien et voyage en Égypte en 1834, avec d’autres adeptes. C’est au Caire qu’il découvre les mathématiques, lui qui est bachelier ès lettres ; il rentre en France en 1837 et candidate à l’École centrale d’où il sort, premier de la section de mécanique, en 1840.

   Arago (1786-1853), alors directeur des observations à l’Observatoire de Paris, remarque cet homme, jeune et engagé dans la politique dans le même sens que lui. Antoine s’implique dans la Révolution de 1848 et, en parallèle, enseigne à l’École Martelet. En 1846, Arago l’accueille comme élève astronome, mais très rapidement ce dernier se forme aux observations même si, simultanément, il s’intéresse à l’étude de l’orbite de planètes.  [...]

   P. Morali souligne, fort justement, l’importance des travaux menés par Antoine sur le terrain et, également, sa position au niveau international, non seulement en cartographie mais aussi dans la perspective de l’unification mondiale de l’heure. Cet ensemble s’insère dans le cadre, plus général encore, de l’évolution du système des poids et mesures, lequel se fondait sur des travaux menés à la fin du XVIIIe siècle.

   Dans ce domaine, on s’interrogeait sur l’équivalence des différentes références locales et les compétences d’Antoine seront particulièrement appréciées. Il ne faudrait pas oublier ses travaux en astronomie où, après les planètes et les comètes, Antoine en vient aux étoiles doubles, assez nouvellement découvertes, aux éclipses de Soleil, au passage de Vénus sur le Soleil en 1874… Autres aspect de sa carrière : ses observations le conduisent à étudier les instruments avec lesquels il les menait. [...}


                         L'Observatoire [dessin de Patrice Goré]