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Antoine Yvon-Villarceau
Un savant dans l'ombre des étoiles
Pierre MORALI

Ferveur saint-simonienne


                                              Prosper Enfantin

   Enthousiaste, Yvon s'était, comme beaucoup de ses contemporains, laissé séduire par les théories rénovatrices de Saint-Simon et était devenu un apôtre saint-simonien. Les leçons de M. Valette avaient porté leurs fruits, l’ambiance de ses cours lui avait donné le goût des échanges de pensées, l’ouverture de l’esprit ; c’est sûrement ce qu’il retrouva dans la philosophie saint-simonienne naissante. Un enseignement large, libre, sur des sujets d’actualité scientifique, littéraire, sociale, en faveur du partage, du combat contre l’oisiveté, pour l’égalité homme-femme. L’Homme doit être en mesure d’enrayer toutes souffrances pour le bien de l’humanité et ce à partir d’arguments tirés de toutes les sciences jaillissantes.                                

   Le comte de Saint-Simon, fut l’ouvrier qui opéra la synthèse des idées sur la nécessité de rétablir l’unité dans la société divisée, en faisant circuler un même esprit. Il revendiqua au niveau de l’État la place et le rôle immense de la science et de l’industrie, ces deux grandes puissances des temps nouveaux. […]

   Yvon a appartenu à la communauté, cela est confirmé par les chroniques de Stanislas Neilz. L’histoire raconte qu’il voulut faire connaître les idées saint-simoniennes dans sa ville natale et convertir ses habitants. En compagnie d’un autre apôtre, tous deux vêtus de l’habit saint-simonien, il arriva à Vendôme pour porter la bonne parole. Il monta sur une estrade, sur la place d’Armes, un jour de marché. Il exposa son programme à la foule indifférente et surprise : À chacun selon sa capacité, à chaque capacité selon ses œuvres. Les gendarmes l’interrompirent. Sans consulter le gouvernement, qui n'eut dans cette affaire ni bon ni mauvais vouloir, le juge d'instruction, ancien ami du père d’Antoine et qui l'avait connu enfant, fit promettre au jeune apôtre, pour toute persécution, de ne plus prêcher à Vendôme et lui donna le conseil de retourner à Paris.


                               Récit du Vendômois Stanislas Neilz

 


Prix de vente public : 24,00 € TTC