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Lisle en Vendômois
Pages d'histoire
Michel de SACHY

Le combat de Fréteval

   Quand Richard Cœur de Lion traque Philippe-Auguste...
   En 1194 eut lieu un évènement mémorable : le combat de Fréteval, opposant les armées de Philippe-Auguste et de Richard Cœur de Lion. Le roi d'Angleterre avait débarqué en Normandie le 12 mai avec une puissante armée ; il était à Vendôme le 4 juillet, entendant affirmer sa suzeraineté sur notre comté, vassal de l'Anjou et aux mains des Anglais par héritage des Plantagenêt. Le château de Vendôme était occupé par une garnison anglaise que Philippe-Auguste ne put déloger, d'autant plus que l'armée de Richard était supérieure à la sienne et qu'il était en territoire ennemi. Le roi de France décida de gagner subrepticement une position de repli stratégique, Châteaudun ou au pire Fréteval, et leva le siège vers minuit ; il emprunta le "vieux chemin de Vendôme à Fréteval", voie gallo-romaine proche de notre actuel GR 35, par Meslay, la Grapperie, Saint-Firmin des Prés, Chicheray, Pezou. Mais son armée, très étirée, était alourdie de chevaux bardés de fer, de chariots et freinée par des sols marécageux. Le roi de France n'était alors pas à la tête de son armée, s'étant arrêté à la chapelle du château de Lisle pour entendre la messe.


                                   Les itinéraires des deux armées

   Richard Cœur de Lion entendit lui couper sa retraite avec une troupe d'élite, archers, cavaliers sans armure, et lui tendre une embuscade. Il suivit la rive droite du Loir, Lisle, Fortunas, traversa le Loir au gué de Pezou et arriva rapidement au lieu-dit Beaufou, plaine entre le bourg de Pezou, Chicheray et la Guizonnière. Ce fut soudain la panique : des volées de flèches meurtrières s'abattirent sur la tête du convoi français, tandis que ses chevaliers virent fondre sur eux les cavaliers anglais plus mobiles. Le convoi français fut anéanti : nombreux prisonniers, blessés, tués, chevaux éventrés ou noyés, armes, tentes, lits, cuisine et, perte irrémédiable, le sceau royal et des archives que le roi de France gardait auprès de lui dans des tonneaux. Cette dernière perte décida Philippe-Auguste à conserver désormais ses archives dans un dépôt à Paris et nous lui devons nos Archives nationales. [...]


Prix de vente public : 22,00 € TTC